Arbrealettres

Poésie

Archive for 24 mars 2016

Ô toi asservi au froid de l’hiver (Rûmi)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016



Ô toi asservi au froid de l’hiver
comme le corbeau

Tu es privé du rossignol,
de la roseraie et du jardin

Écoute ! Si par négligence
tu laisses échapper cet instant

Tu feras bien des recherches,
avec cent yeux et cent flambeaux.

(Rûmi)

Illustration

 

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Les nuits et les jours s’enfilaient les uns après les autres (Ibn al-Tubbî)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016




Les nuits et les jours s’enfilaient les uns après les autres
comme les perles d’un collier.
Lorsque tu le mettais autour de ton cou,
la rose des vents n’obéissait qu’à l’étoile des rêves.

(Ibn al-Tubbî)

 

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Ô son du rebab, d’où viens-tu donc ? (Rûmi)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016



Ô son du rebab, d’où viens-tu donc ?

Plein de feu, plein de désordre
et plein de trouble!

Tu es l’espoir du coeur
et le messager de ce désert

Tout ce que tu enseignes,
ce sont les secrets du coeur.

(Rûmi)

Illustration

 

 

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LUMIÈRE (Pierre Reverdy)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016



LUMIÈRE

Une petite tache brille entre les paupières qui
battent. La chambre est vide et les volets s’ouvrent
dans la poussière. C’est le jour qui entre ou quelque
souvenir qui fait pleurer tes yeux. Le paysage du
mur — l’horizon de derrière — ta mémoire en désordre
et le ciel plus près d’eux. Il y a des arbres et des
nuages, des têtes qui dépassent et des mains blessées
par la lumière. Et puis c’est un rideau qui tombe
et qui enveloppe toutes ces formes dans la nuit.

(Pierre Reverdy)

Illustration

 

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Je viens de cette âme (Rûmi)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016



Je viens de cette âme qui est à l’origine
de toutes les âmes

Je suis de cette ville qui est la ville
de ceux qui sont sans ville

Le chemin de cette ville n’a pas de fin

Va, perds tout ce que tu as,
c’est cela qui est le tout.

(Rûmi)

Illustration

 

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L’eau et la nuit sont dehors qui attendent (Pierre Reverdy)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016



L’eau et la nuit sont dehors qui attendent.
Bientôt le moment viendra de sortir.
Le port s’allonge, le bras se tend vers un autre climat,
tous les cadres sont pleins de souvenirs,
les rues qui penchent, les toits qui vont dormir.
Et pourtant tout est toujours debout prêt à partir.

(Pierre Reverdy)

 

 

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Il est maintenant très tard, ô ma lune ! (Rûmi)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016



Je dis :  » Il est maintenant très tard,
ô ma lune !  »

Elle dit :  » Comment la lune
peut-elle être tardive ?

Une lune qui se détourne du soleil

Aussitôt devient pareille
à la nuit sombre.  »

(Rûmi)

 

 

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Il y a des îles de lumière (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016



Il y a des îles de lumière dans le plein jour.
Des îles pures, fraîches, silencieuses.
Immédiates.

L’amour seul
sait les trouver.

(Christian Bobin)

Illustration

 

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Rien de ce que j’ai appris (Abdellatif Laâbi)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016



Rien de ce que j’ai appris
ne m’a servi
à déchirer l’hymen de tes yeux
arbre serein de sève pérenne
qui m’irriguera encore
quand ma bouche s’éteindra dans les sables

(Abdellatif Laâbi)

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Cette nuit, je te vois maintenant immobile (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 24 mars 2016



Cette nuit, je te vois maintenant immobile
dans le prisme de verre éclairé par les feux
mouvants des passes maritimes.
Ta chambre s’est emplie de verre, et tu fus prise
en ton sommeil, dans le désordre extrême de la nuit,
dans l’ordre extrême de ton corps, ta chevelure
coulant de source blanche sur l’acier,
sur la blessure de la bouche et le sable aux plis d’ombre,
et sur tes yeux ouverts qui virent sans terreur
l’entrée de l’hôte transparent.

(Jean Joubert)


Illustration: Carolus Duran

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