Arbrealettres

Poésie

Archive for 31 mars 2016

Ah le papillon (Kobayashi Issa)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



Ah le papillon
volant comme si le monde
n’avait aucun but

***

蝶飛ぶや
此の世に望み
ないように

chô tobu ya
konoyoni hozomi
nai yôni

(Kobayashi Issa)

 

 

Posted in haïku, méditations, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Cent collines (Masaoka Shiki)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



Yamamoto Baiitsu automne 2 6 [800x600]

Cent collines
et la couleur des feuilles d’automne,
en un seul regard.

(Masaoka Shiki)

Illustration: Yamamoto Baiitsu

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Me voilà là (Taneda Santoka)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



haute mer [800x600]

Me voilà là
où le bleu de la mer
est sans limite

(Taneda Santoka)

 

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Fraîcheur ! (Masaoka Shiki)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



Isabelle Scheuer  criquePin-petit

fraîcheur !
à travers les aiguilles de pin
un voilier

***

涼しさや
松の葉ごしの
帆かけ船

suzushisaya
matsu no ha goshino
hokakebune

(Masaoka Shiki)

Illustration: Isabelle Scheuer

 

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Au clair de lune (Kôda Rohan)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



barque

Au clair de lune
je laisse ma barque
pour entrer dans le ciel

(Kôda Rohan)

Illustration: Natacha Mondon

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Post-merci (René Char)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



Post-merci

Nous sommes des météores à gueule de planète.
Notre ciel est une veille, notre course une chasse,
et notre gibier est une goutte de clarté.

Ensemble nous remettrons la Nuit sur ses rails ;
et nous irons, tour à tour nous détestant et nous aimant,
jusqu’aux étoiles de l’aurore.

J’ai cherché dans mon encre ce qui ne pouvait être quêté :
la tache pure au-delà de l’écriture souillée.

En poésie, devenir c’est réconcilier.
Le poète ne dit pas la vérité ; il la vit ;
et la vivant, il devient mensonger.
Paradoxe des Muses : justesse du poème.

Dans le tissu du poème doit se retrouver un nombre égal de tunnels dérobés,
de chambres d’harmonie, en même temps que d’éléments futurs,
de havres au soleil, de pistes captieuses et d’existants s’entr’appelant.
Le poète est le passeur de tout cela qui forme un ordre.
Et un ordre insurgé.

(René Char)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ne pleurez pas, insectes (Kobayashi Issa)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



Ne pleurez pas, insectes.
Les étoiles elles aussi
sont transitoires.

(Kobayashi Issa)

 

 

Posted in haïku, méditations, poésie | Tagué: , , , , | Leave a Comment »

Carmen (Stromae)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



Amour [800x600]

Carmen

L’amour est comme l’oiseau de Twitter
On est bleu de lui, seulement pour 48 heures
D’abord on s’affilie, ensuite on se follow
On en devient fêlé, et on finit solo
Prends garde à toi
Et à tous ceux qui vous like
Les sourires en plastique sont souvent des coups d’hashtag
Prends garde à toi
Ah les amis, les potes ou les followers
Vous faites erreur, vous avez juste la cote

Prends garde à toi
Si tu t’aimes
Garde à moi
Si je m’aime
Garde à nous, garde à eux, garde à vous
Et puis chacun pour soi
Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime
Comme ça, consomme, somme, somme, somme, somme
Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime
Comme ça, consomme, somme, somme, somme, somme
Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime
Comme ça consomme, somme, somme, somme, somme
Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime
Comme ça consomme, somme, somme, somme, somme

L’amour est enfant de la consommation
Il voudra toujours toujours toujours plus de choix
Voulez voulez-vous des sentiments tombés du camion ?
L’offre et la demande pour unique et seule loi
Prends garde à toi
« Mais j’en connais déjà les dangers, moi
J’ai gardé mon ticket et, s’il le faut, j’vais l’échanger, moi
Prends garde à toi
Et, s’il le faut, j’irai m’venger moi
Cet oiseau d’malheur, j’le mets en cage
J’le fais chanter, moi »

Prends garde à toi
Si tu t’aimes
Garde à moi
Si je m’aime
Garde à nous, garde à eux, garde à vous
Et puis chacun pour soi
Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime
Comme ça, consomme, somme, somme, somme, somme
Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime
Comme ça, consomme, somme, somme, somme, somme
Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime
Comme ça consomme, somme, somme, somme, somme
Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime
Comme ça consomme, somme, somme, somme, somme

Un jour t’achètes, un jour tu aimes
Un jour tu jettes, mais un jour tu payes
Un jour tu verras, on s’aimera
Mais avant on crèvera tous, comme des rats

(Stromae)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Un mort peut-il souffrir ? (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



Un mort peut-il souffrir ?
Le reste n’a aucun intérêt

(Paul Valéry)

 

 

Posted in méditations | Tagué: , , , | Leave a Comment »

Aimer (Woody Allen)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2016



Aimer c’est souffrir.
Pour éviter de souffrir, on doit ne pas aimer,
mais alors on souffre de ne pas aimer.

C’est pourquoi, aimer c’est souffrir,
ne pas aimer c’est souffrir
et souffrir c’est souffrir.

Etre heureux c’est aimer,
être heureux c’est donc souffrir
mais souffrir rend malheureux.

En conséquence,
pour être malheureux,
on doit aimer, aimer souffrir
et souffrir d’être trop heureux.

J’espère que vous me suivez…

(Woody Allen)

 

 

Posted in humour, méditations | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :