Arbrealettres

Poésie

DOUCE (Guy Béart)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2016



DOUCE

Elle y allait de bonne foi
Comme pour la première fois
Quiconque lui parlait d’amour
elle entendait : c’est pour toujours

Elle était toujours de l’avis
De celui qu’elle avait suivi
Comme elle en suivait très souvent
Elle avait l’air d’aimer le vent

Douce trop douce
Un souffle la couche
La dormeuse entre vos draps
Un autre souffle la prendra

Elle payait toujours comptant
En prélevant sur ses vingt ans
Sans marchander ce coin perdu
Qu’un vieil usage a défendu

Elle truquait à chaque pas
Bientôt ne s’y retrouvait pas
Son coeur touffu comme un maquis
Cachait alors n’importe qui

Douce trop douce
Un souffle la couche
La dormeuse entre vos draps
Un autre souffle la prendra

Comme le lierre à sa façon
Elle s’enroula d’un garçon
Debout contre ses mains dormant
Elle a quitté ses vêtements

Elle a fait glisser de très haut
Sa robe blanche d’idéaux
Elle y allait de bonne foi
Elle était nue elle a pris froid

(Guy Béart)

 

 

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