Arbrealettres

Poésie

Archive for 25 avril 2016

Sur la pente de la vie (Lambert Schlechter)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



sur la pente de la vie,
plus le temps va vite, plus il ralentit

moins il reste de moments,
plus ils irradient

autrefois pour une journée de soleil
on disait : il fait beau aujourd’hui

ce matin, sous le ciel bleu
je dis : il fait beau dans la vie

j’aime — et chaque instant est grâce

(Lambert Schlechter)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Aujourd’hui je n’en ai pas fini avec mon passé (Marc Baron)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



Aujourd’hui je n’en ai pas fini
avec mon passé qui me revient
sans coup férir
à la figure et au plexus solaire

Guérir de ça
qui peut le faire ?

Comment ne pas se retourner
pour changer les regrets en lumière
et les absences trop cruelles
en ce présent de certitude pleine et entière
où j’écris pour ne pas partir en morceaux

(Marc Baron)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Même pas un corbeau pensif (Anne-Marie Derèse)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



Même pas un corbeau pensif,
un arbre pendu,
une légende traînée
par quatre chevaux,
un masque cachant un autre masque,
même pas une chapelle éventrée,
une étoile noyée,
un silence brûlé vif,
rien qu’un peu de poussière fade,
RIEN!
La prison la plus nue
dort dans le vide.

(Anne-Marie Derèse)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Gilbert Garcin

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

A ce point du soir (Florence Noël)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



à ce point du soir
c’est là, vois-tu que
le verbe devrait se saisir
des corps épars
des âmes concassées
les étreindre au plus vide
de leur manque
bercer leur moelle
et écrire tendrement
à même leurs veines
le mythe jamais écrit
de la consolation

(Florence Noël)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Erich Heckel

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Comment le dire simplement (Liliane Wouters)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



Comment le dire simplement
sur les milliards d’instants de notre vie
presque tous sont des bulles
qui crèvent aussitôt
D’autres – très peu – durent toujours
pris dans le fleuve qui nous porte
ils sont déjà l’éternité

Ces instants où
l’on peut se sentir proche
des arbres, des oiseaux
et des hommes, parfois

Ces instants merveilleux
où l’on se croit en connivence
avec tout l’univers
et – peut-être – avec Dieu

(Liliane Wouters)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le combat est incessant (Gwen Garnier-Duguy)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



Le combat
est incessant
pour garder la tête
hors de l’eau
et se dégager
de ce qui avilit l’âme
les attaques
frappent de toutes parts
il semble ne plus rester
que le choix des marges
ou la vie

(Gwen Garnier-Duguy)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Carlos Schwabe

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ton souffle (Paul Chamberland)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



Ton souffle, ta paume
contre ma tempe.

Un seul rameau frémit
contre le bleu de l’aube.

Tes bras frais m’enveloppent
et me scellent au creuset

du cœur où croît une autre
Terre — que nul n’entend…

Là, confié au tourment, je pressens,
si ténue, se délier une aile.

(Paul Chamberland)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Oleg Zhivetin

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La fuyante (Jacques Charpentreau)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



La fuyante

Vous me croyez douce et soumise
Mais malgré vos yeux grands ouverts,
Moi, je vous échappe à ma guise
Et je joue la fille de l’air.

Fille de l’air, enfant du songe,
Je pars au gré de mon caprice,
Sur une brise je m’allonge,
Dans un courant d’air je me glisse.

Quand je suis lasse, je repose
Sur un blanc coussin de nuage,
Avec le parfum de la rose
Sur l’aile du vent je voyage.

(Jacques Charpentreau)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Araignée (Pierre Béarn)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



Araignée

Araignée du matin: chagrin,
pensait un bébé coccinelle
cherchant à libérer ses ailes.
Araignée du midi: souci
grognait un rat dans son chagrin
de voir un chat près de sa belle.
Araignée du soir: espoir,
disait au briquet l’étincelle
mourant dans le vent du jardin.
Mais l’araignée dans sa nacelle
prisonnière à vie de sa faim
rêvait qu’elle était hirondelle.

(Pierre Béarn)

 

 

Posted in humour, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Jabberwocky (Lewis Caroll) (Charles Lutwidge Dodgson)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2016



Jabberwocky

Il e’tait grilheure; les slictueux toves
Gyraient sur l’alloinde et vriblaient:
Tout flivoreux allaient les borogoves;
Les verchons fourgus bourniflaient.

«Prends garde au Jabberwock, mon fils!
A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent!
Gare l’oiseau Jubjube, et laisse
En paix le frumieux Bandersnatch!»

Le jeune homme, ayant pris sa vorpaline épée,
Cherchait longtemps l’ennemi manziquais…
Puis, arrivé près de l’Arbre Tépé,
Pour réfléchir un instant s’arrêtait.

Or, comme il ruminait de suffêches pensées,
Le Jabberwock, l’oeil flamboyant,
Ruginiflant par le bois touffeté,
Arrivait en barigoulant.

Une, deux! Une, deux! D’outre en outre!
Le glaive vorpalin virevolte, flac-vlan!
Il terrasse le monstre, et, brandissant sa tête,
Il s’en retourne galomphant.

«Tu as donc tué le Jabberwock!
Dans mes bras, mon fils rayonnois!
O jour frabieux! Callouh! Callock!»
Le vieux glouffait de joie.

Il e’tait grilheure; les slictueux toves
Gyraient sur l’alloinde et vriblaient:
Tout flivoreux allaient les borogoves;
Les verchons fourgus bourniflaient.

(traduction de Henri Parisot)

***

Fleurageant les rhododendroves
Gyraient et gamblaient dans les vabes
Pour frimer vers les pétunioves
Et les momes raths en grabe

(version Disney)


***

Jabberwocky

‘Twas brillig, and the slithy toves
Did gyre and gimble in the wabe;
All mimsy were the borogoves,
And the mome raths outgrabe.

« Beware the Jabberwock, my son!
The jaws that bite, the claws that catch!
Beware the Jubjub bird, and shun
The frumious Bandersnatch! »

He took his vorpal sword in hand:
Long time the manxome foe he sought–
So rested he by the Tumtum tree,
And stood awhile in thought.

And, as in uffish thought he stood,
The Jabberwock, with eyes of flame,
Came whiffling through the tulgey wood,
And burbled as it came!

One two! One two! And through and through
The vorpal blade went snicker-snack!
He left it dead, and with its head
He went galumphing back.

« And hast thou slain the Jabberwock?
Come to my arms, my beamish boy!
O frabjous day! Callooh! Callay! »
He chortled in his joy.

‘Twas brillig, and the slithy toves
Did gyre and gimble in the wabe;
All mimsy were the borogoves,
And the mome raths outgrabe.

(Lewis Caroll) (Charles Lutwidge Dodgson)

 

 

 

Posted in humour, poésie | Tagué: , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :