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Poésie

Archive for 2 mai 2016

Peut-être la poésie (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



Peut-être la poésie, comme l’art,
va-t-elle, avec un Je qui s’est oublié,
vers ce domaine étrange et étranger, et là –mais où ?
en quel lieu ? avec quoi ? comme quoi ?
–se dégage ?

(Paul Celan)

Illustration: Viviane-Josée Restieau

 

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Tréfondé par le néant (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



Tréfondé par le néant,
libre de toute
prière,
délié

(Paul Celan)

Illustration

 

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Seule la main qui efface (Bertil Malmberg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



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Seule la main qui efface
peut écrire le mot juste

(Bertil Malmberg)

 

 

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Celui qui recherche (Dag Hammarskjöld)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



Celui qui recherche l’aventure la rencontrera – à la mesure de son courage.
– Celui qui cherche le sacrifice, sera sacrifié – à la mesure de sa pureté.

(Dag Hammarskjöld)

Illustration: George Woolliscroft Rhead

 

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S’effacer dans la lumière (Erik Blomberg)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



S’effacer dans la lumière et se transformer en chant.
Lâcher la prise qui nous retient au personnage qui porte un nom en face du monde.
[…]
Lâcher prise pour laisser tomber, tomber dans la confiance d’un abandon aveugle.
Vers autre chose, vers quelqu’un d’autre.

(Erik Blomberg)

 

 

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PSAUME (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



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PSAUME

Personne ne nous repétrira de terre et de limon,
personne ne bénira notre poussière.
Personne.

Loué sois-tu, Personne.
Pour l’amour de toi nous voulons
fleurir.
Contre
toi.

Un rien
nous étions, nous sommes, nous
resterons, en fleur :
la rose de rien, de
personne.

Avec
le style clair d’âme,
l’étamine désert-des-cieux,
la couronne rouge
du mot de pourpre que nous chantions
au-dessus, au-dessus de
l’épine.

***

Psalm
Niemand knetet uns wieder aus Erde und Lehm,
niemand bespricht unseren Staub.
Niemand.

Gelobt seist du, Niemand.
Dir zulieb wollen
wir blühn.
Dir
entgegen.

Ein Nichts
waren wir, sind wir, werden
wir bleiben, blühend:
die Nichts-, die
Niemandsrose.

Mit
dem Griffel seelenhell,
dem Staubfaden himmelswüst,
der Krone rot
vom Purpurwort, das wir sangen
über, o über
dem Dorn.

(Paul Celan)

 

 

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Odeurs d’automne (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



Odeurs d’automne, muettes. La
fleur-étoile, non brisée, passa
entre lieu natal et abîme à travers
ta mémoire.

Une perditude étrangère
avait pris corps, tu avais
failli
vivre.

(Paul Celan)

 

 

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Ce n’est plus cette pesanteur (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



Ce n’est plus
cette
pesanteur parfois
plongée dans l’heure
avec toi. C’en est
une autre.

C’est le poids retenant le vide
qui avec
toi irait.
Il n’a, comme toi, pas de nom. Peut-être
êtes vous la même chose. Peut-être
me donneras-tu aussi un jour ce
nom.

(Paul Celan)

 

 

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Question (Anise Koltz)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



cheval sous un pommier f9

Question

Les gens qui peuplent mes rêves
d’où viennent-ils
et le cheval aveugle
sous le pommier
auquel je donne le pain de la charité

si ses yeux voyaient
qui me reconnaîtrait
au bruit de mes pas

(Anise Koltz)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 Illustration

 

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Chemin qui me suit (Jean-François Mathé)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2016



Chemin qui me suit
ne porte que mes traces.
Mes pieds loin devant lui
loin devant moi,
je les lance puis les rattrape
comme un enfant les siens
au jeu de la marelle
et j’ai terre et ciel
dessous mes souliers.
Demain toujours m’attire, demain
léger, suspendu comme une fumée
qui n’a pas encore pris racine
dans le moindre feu.

(Jean-François Mathé)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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