Arbrealettres

Poésie

Qu’importe si la nuit à la fin se déchire (Louis Aragon)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2016



Qu’importe si la nuit à la fin se déchire
Et si l’aube en surgit qui la verra blanchir
Au plus noir du malheur j’entends le coq chanter
Je porte la victoire au coeur de mon désastre
Auriez-vous crevé les yeux de tous les astres
Je porte le soleil dans mon obscurité

(Louis Aragon)

Illustration

 

 

Une Réponse vers “Qu’importe si la nuit à la fin se déchire (Louis Aragon)”

  1. Ambicoq de gueules
    ————

    Ses femmes sont dix-sept, il a trois cents enfants
    Entre lesquels il fait d’équitables partages ;
    Lui qui ne se prend point pour un dieu triomphant,
    Il veille sur les biens qu’il eut en héritage.

    Tu peux le voir, à l’aube, errer dans le bocage
    Auprès de la perdrix dont il devint l’amant ;
    Il aime aussi la friche et le grand marécage
    Où sont Dame Grenouille et Messire Flamant.

    Il arbore un blason, la basse-cour l’admire,
    On a fait son portrait sur un blanc parchemin ;
    Les dames du canton l’appellent « Noble Sire ».

    À la fin, voudra-t-il vivre comme un ermite ?
    Cela peut arriver, mais ce n’est pas demain ;
    De plus, il peut aussi finir à la marmite.

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