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Poésie

Archive for 6 juin 2016

Je n’ai besoin de personne (Serge Gainsbourg)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016




Je n’ai besoin de personne
En Harley Davidson
Je n’reconnais plus personne
En Harley Davidson
J’appuie sur le starter
Et voici que je quitte la terre
J’irai peut-être au Paradis
Mais dans un train d’enfer

Je n’ai besoin de personne
En Harley Davidson
Je ne reconnais plus personne
En Harley Davidson
Et si je meurs demain
C’est que tel était mon destin
Je tiens bien moins à la vie
Qu’à mon terrible engin

Je n’ai besoin de personne
En Harley Davidson
Je ne reconnais plus personne
En Harley Davidson
Quand je sens en chemin
Les trépidations de ma machine
Il me monte des désirs
Dans le creux de mes reins

Je n’ai besoin de personne
En Harley Davidson
Je ne reconnais plus personne
En Harley Davidson
Je vais à plus de cent
Et je me sens à feu et à sang
Que m’importe de mourir
Les cheveux dans le vent

(Serge Gainsbourg)

 

 

 

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Le gitan (H. Giraud)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



Où vas-tu gitan?
Je vais en Bohème,
Où vas-tu gitan?
Revoir l’Italie,

Et toi beau gitan?
En Andalousie,
Et toi vieux gitan, mon ami?
Moi je rêve ici, je suis bien trop vieux.

Avant de repartir pour un nouveau voyage,
Vers d’autres paysages,
Sur les chemins mouvants
Laisse encore un instant vagabonder ton rêve
Avant que la nuit brève le réduise à néant.

Chante gitan ton pays de cocagne,
Chante gitan ton château en Espagne,
C’est le chant des errants qui n’ont pas de frontières,

C’est la lente prière de la nuit des gitans…

(H. Giraud)

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Une femme qui marche cuisses nues (Gilberte H.Dallas)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



Une femme qui marche cuisses nues
Ce sont de belles cuisses bien longues
Et bien belles comme
Ces cônes de sucre d’autrefois
Du beau sucre qui crisse…

(Gilberte H.Dallas)

 

 

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Seul le mystère (Jean-Claude Renard)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



Seul le mystère
Fonde l’être

(Jean-Claude Renard)

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Suis-moi jusqu’au bout de la nuit (Serge Gainsbourg)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016




– Ne dis
– Rien
– Surtout
– Pas
– Ne dis
– Rien
– Suis-moi
– Ne dis
– Rien
– N’aie pas
– Peur
– Ne crains
– Rien
– De moi

Suis-moi jusqu’au bout de la nuit
Jusqu’au bout de ma folie
Laisse le temps, oublie demain
Oublie tout, ne pense plus à rien

(Serge Gainsbourg)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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Mon cartable (Pierre Gamarra)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



Mon cartable a mille odeurs,
mon cartable sent la pomme,
le livre, l’encre, la gomme
et les crayons de couleurs.

Mon cartable sent l’orange,
le bison et le nougat,
il sent tout ce que l’on mange
et ce qu’on ne mange pas.

La figue et la mandarine,
le papier d’argent ou d’or,
et la coquille marine,
les bateaux sortant du port.

Les cow-boys et les noisettes,
la craie et le caramel,
les confettis de la fête,
les billes remplies de ciel.

Les longs cheveux de ma mère
et les joues de mon papa,
les matins dans la lumière,
la rose et le chocolat.

(Pierre Gamarra)

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L’enfant qui joue près de moi (Sandro Penna)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



 

L’enfant qui joue près de moi
est semblable à mon coeur
et loin de moi.

***

Il fanciullo che giuoca a me vicino
è simile al mio cuore
e m’è lontano.

(Sandro Penna)

 

 

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Femme comme chacune (Jovette Alice Bernier)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



Je voudrais saisir dans mes mains
Tous ces parfums qui se confondent,
Tous ces échos qui se répondent
Et qui ne seront plus demain.

Je voudrais presser sur ma bouche
L’enivrante moiteur du soir
A qui je souris sans la voir,
La brise qui passe et me touche.

Retenir dans mes bras, la nuit
Indolente et voluptueuse,
La nuit complice et chuchoteuse
Qui me poursuit et me séduit

Avec ses yeux de clair de lune,
Où je vois le rêve passer
Et l’humain désir se presser…
La nuit, femme comme chacune.
Femme comme chacune.

Savoir où se couche le vent
Et partir pour l’aller surprendre
Dans quelque vallon d’herbe tendre
Où les mousses font un divan.

Ah ! voir la couleur du silence
S’il est plus profond qu’il n’est grand ;
Voir les tons apaisés qu’il prend
Avec ses multiples nuances.

Retenir dans mes bras, la nuit
Indolente et voluptueuse,
La nuit complice et chuchoteuse
Qui me poursuit et me séduit

Avec ses yeux de clair de lune,
Où je vois le rêve passer
Et l’humain désir se presser…
La nuit, femme comme chacune.
Femme comme chacune.
La nuit, femme comme chacune.

(Jovette Alice Bernier)

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Eau (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



soulevée comme l’air, portée, multicolore,
surface marine –
divisée comme la rosée,
brumes flottantes

(William Carlos Williams)

 

 

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J’aime le caroubier le doux caroubier blanc (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



J’aime le caroubier
le doux caroubier blanc
Combien?
Combien?
Combien coûte-t-il
d’aimer le caroubier
en fleur?

(William Carlos Williams)

Illustration

 

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