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Poésie

Archive for 12 juin 2016

Come (Jain)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2016



Jain
Come

Black burn. I feel so alone without you boy
Now I’m here hanging out in the street
Thinking about reactions over actions
Walking on the sky of my dreams

Come, come, my baby come
I will show you the world
Come ,come, my baby come
I will cover your nightmares
Come, come, my baby come
I will love you forever
Come, come, my baby come
I will not let you go

My love, I just feel so lost without you boy
I am yours even if time has passed
Take me away from this impetuous world
Leaving this jail of my mind

Come, come, my baby come
I will show you the world
Come ,come, my baby come
I will cover your nightmares
Come, come, my baby come
I will love you forever
Come, come, my baby come
I will not let you go

My soul, my soul is in Africa, with you boy

Come, come, my baby come
I will show you the world
Come ,come, my baby come
I will cover your nightmares
Come, come, my baby come
I will love you forever
Come, come, my baby come
I will not let you go

My soul, is in Africa with you boy
Looking at the stars on this diamond sky
Giving you my smile so you can keep it on your mind
Floating on your blazing eyes

Come, come, my baby come
I will show you the world
Come ,come, my baby come
I will cover your nightmares
Come, come, my baby come
I will love you forever
Come, come, my baby come
I will not let you go

***

Viens

Une brûlure noire. Je me sens si seule sans toi mec
Maintenant je suis là à attendre dans la rue
Pensant plus aux réactions qu’aux actions
Marchant dans le ciel de mes rêves

Viens, viens, mon chéri viens
Je te montrerai le monde
Viens, viens, mon chéri viens
Je recouvrirai tes cauchemars
Viens, viens, mon chéri viens
Je t’aimerai pour toujours
Viens, viens, mon chéri viens
Je ne te laisserai pas partir

Mon amour, je me sens si perdue sans toi
Je suis tienne même si le temps a passé
Emporte-moi loin de ce monde impétueux
Laissant cette prison de mon esprit

Viens, viens, mon chéri viens
Je te montrerai le monde
Viens, viens, mon chéri viens
Je recouvrirai tes cauchemars
Viens, viens, mon chéri viens
Je t’aimerai pour toujours
Viens, viens, mon chéri viens
Je ne te laisserai pas partir

Mon âme, mon âme est en Afrique, avec toi

Viens, viens, mon chéri viens
Je te montrerai le monde
Viens, viens, mon chéri viens
Je recouvrirai tes cauchemars
Viens, viens, mon chéri viens
Je t’aimerai pour toujours
Viens, viens, mon chéri viens
Je ne te laisserai pas partir

Mon âme, est en Afrique avec toi
Regardant les étoiles dans ce ciel de diamants
Te donnant mon sourire ainsi tu peux le garder à l’esprit
Flottant dans tes yeux étincelants

Viens, viens, mon chéri viens
Je te montrerai le monde
Viens, viens, mon chéri viens
Je recouvrirai tes cauchemars
Viens, viens, mon chéri viens
Je t’aimerai pour toujours
Viens, viens, mon chéri viens
Je ne te laisserai pas partir

(Jain)

 

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La Maman des Poissons (Boby Lapointe)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2016



La Maman des Poissons

Si l’on n’voit pas pleurer les poissons qui sont dans l’eau profonde
C’est que jamais quand il sont polissons, leur maman ne les gronde
Quand ils s’oublient à fair’ pipi au lit,
ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis,
elle reste muette

La maman des poissons elle est bien gentille
Elle ne leur fait jamais la vie
Ne leur fait jamais de tartines
Ils mangent quand ils ont envie
Et quand ça a dîné ça r’dine
La maman des poissons
Elle a l’oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l’aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l’aime bien avec du citron

La maman des poissons elle est bien gentille
S’ils veulent prendre un petit verre
Elle les approuve des deux ouies
Leur montrant comment sans ennuis
On les décroch’ de leur patère
La maman des poissons
Elle a l’oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l’aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l’aime bien avec du citron

La maman des poissons elle est bien gentille
S’ils veulent être maqueraux
C’est pas elle qui les empêche
De s’faire des raies bleues sur le dos
Dans un banc à peinture fraîche
La maman des poissons
Elle a l’oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l’aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l’aime bien avec du citron

La maman des poissons elle est bien gentille
J’en connais un qui s’est marié
À une grande raie publique
Il dit quand elle lui fait la hique
« Ah ! Qu’est-ce que tu me fais, ma raie ! »
La maman des poissons
Elle a l’oeil tout rond
On ne la voit jamais froncer les sourcils
Ses petits l’aiment bien, elle est bien gentille
Et moi je l’aime bien avec du citron

Si l’on ne voit pas pleurer les poissons qui sont dans l’eau profonde
C’est que jamais quand ils sont polissons leur maman ne les gronde
Quand ils s’oublient à fair’ pipi au lit ou bien sur leurs chaussettes
Ou à cracher comme des pas polis elle reste muette

La maman des poissons
Elle est bien gentille.

(Boby Lapointe)

Illustration

 

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Ta Katie t’a quitté (Boby Lapointe)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2016



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Ta Katie t’a quitté

Ce soir au bar de la gare
Igor hagard est noir
Il n’arrête guère de boire
Car sa Katia, sa jolie Katia
Vient de le quitter
Sa Katie l’a quitté
Il a fait chou-blanc

Ce grand-duc avec ses trucs
Ses astuces, ses ruses de Russe blanc
Ma tactique était toc
Dit Igor qui s’endort
Ivre mort au comptoir du bar
Un Russe blanc qui est noir

Quel bizarre hasard se marrent
Les fêtards paillards du bar
Car encore Igor y dort
Mais près d’son oreille
Merveille un réveil vermeil
Lui prodigue des conseils
Pendant son sommeil

Tic-tac tic-tac
Ta Katie t’a quitté
Tic-tac tic-tac
Ta Katie t’a quitté
Tic-tac tic-tac
T’es cocu qu’attends-tu ?
Cuite-toi t’es cocu
T’as qu’à, t’as qu’à t’cuiter
Et quitter ton quartier
Ta Katie t’a quitté
Ta tactique était toc
Ta tactique était toc
Ta Katie t’a quitté
Ote ta toque et troque
Ton tricot tout crotté
Et ta croûte au couteau
Qu’on t’a tant attaqué
Contre un tacot coté
Quatre écus tout comptés
Et quitte ton quartier
Ta Katie t’a quitté
Ta Katie t’a quitté
Ta Katie t’a quitté
Ta Katie t’a quitté

Tout à côté
Des catins décaties
Taquinaient un cocker coquin
Et d’étiques coquettes
Tout en tricotant
Caquetaient et discutaient et critiquaient
Un comte toqué
Qui comptait en tiquant
Tout un tas de tickets de quai
Quand tout à coup
Tic-tac-tic driiiing !

Au matin quel réveil
Mâtin quel réveil-matin
S’écrie le russe blanc de peur
Pour une sonnerie
C’est une belle sonnerie.

(Boby Lapointe)

 

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Ah ! que la Terre est belle (Pierre Menanteau)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2016



Ah ! que la Terre est belle.
Crie une voix là-haut,
Ah ! que la Terre est belle.
Sous le beau soleil chaud !

Elle est encore plus belle,
Bougonne l’escargot
Elle est encore plus belle
Quand il tombe de l’eau.

Vue d’en bas, vue d’en haut,
La Terre est toujours belle
Et vive l’hirondelle
Et vive l’escargot.

(Pierre Menanteau)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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Un soir (Michel Monnereau)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2016



a-envers [800x600] [800x600]

Un soir les diligences roulaient sur le toit
les cochers avaient le sang à la tête
les chevaux usaient poil à poil leur crinière.
A l’auberge les palefreniers marchaient sur la tête.
les tables, les quatre fers en l’air,
supportaient ainsi les verres.
Les bougies fondaient en larmes.
les chats se déplaçaient par roulades.
les œufs tombaient des nids.
La lune était accrochée par une ficelle.
Une pendule hoquetait.
Le vin ne restait pas sur l’estomac…

– Enfin, me dit ma mère,
tu vois bien que tu tiens ton livre à l’envers.

(Michel Monnereau)

 

 

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Le cerf-volant (Jean-Luc moreau)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2016



Le cerf-volant

Soulevé par les vents
Jusqu’aux plus haut des cieux,
Un cerf-volant plein de superbe
Vit, qui dansait au ras de l’herbe,
Un petit papillon, tout vif et tout joyeux.

– Holà ! minable animalcule,
cria du zénith l’orgueilleux,
Ne crains-tu pas le ridicule ?
Pour te voir, il faut de bons yeux
Tu rampes comme un ver…
moi je grimpe je grimpe
Jusqu’à l’Olympe,
Séjour des dieux.

– C’est vrai, dit l’autre avec souplesse,
mais moi, libre, à mon gré,
je peux voler partout,
Tandis que toi, pauvre toutou,
Un enfant te promène en laisse.

(Jean-Luc moreau)

Illustration: Lisa Lea Bemish

 

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Chanson de l’heure qu’il est (Jean-Luc moreau)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2016



Chanson de l’heure qu’il est

– monsieur, monsieur , s’il vous plaît,
Dites-nous qu’elle heure il est !

– Il est ma petite fille
L’heure où l’escargot s’habille ;
Il est, mon petit garçon
L’heure où sort le limaçon,

L’heure étrange et solennelle
Où chantent les coccinelles

Où la puce et ses enfants
Vont dîner chez l’éléphant ;

Il est l’heure où la panthère
Épouse un coléoptère,

L’heure où tout peut arriver…
Où je dors… où vous rêvez…

(Jean-Luc moreau)

Illustration: Alexander Sulimov

 

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