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Poésie

Archive for 14 juin 2016

Nous reverrons-nous un jour ? (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016


Accorde-nous de boire l’eau céleste
Aussi pure que les perles de crapaud
sous l’éclair de la lune

De surgir une fois encore du sol
Des chairs meurtries au gré de la tige
du bambou réduite aux os

De ne pas oublier le cou du cygne
Plus tendre qu’un rêve de paradis
au cœur de la foule en perdition

De perpétuer les mots non dits à jamais
Lèvres d’iris effleurées par la brise
émanant du volcan d’origine

« Nous reverrons-nous un jour ? » « Mais… »

(François Cheng)

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Entre (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016


oie-sauvage

Entre

Le nuage
et l’éclair

Rien

Sinon le trait
de l’oie sauvage

Sinon le passage
Du corps foudroyé
au royaume des échos

Entre

(François Cheng)

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Beauté (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016



(François Cheng)

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« Joui-sens » (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016


extase_de_sainte_thersee_bernin

Lancinant attrait de l’homme pour la signification
qui est le sens de sa propre création,
qui est de fait la vraie « joui-sens ».

(François Cheng)

Illustration: Le Bernin

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Là est (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016


L’infini qui sépare
Le silex bref
de la flamme durable
La chenille grimpante
de la chute des feuilles
L’appel de l’enfant perdu
de la mère qui attend
L’infini que traverse le souffle
du Vide médian
Là est le lieu de vie
Là est le lieu

Là est

(François Cheng)

Illustration: Vladimir Kush

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Le jardin nouveau (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016


Voici le nouveau jardin
Si tu es en larmes encore
à toi il s’offre

Si tu ouvres les yeux
voici les iris
Si tu tends la main
voici les pivoines

Si tu répands ta chevelure
Voici, de senteur en senteur
Tous les sentiers de la flagrance
menant vers les herbes infinies
Vers la fontaine
jaillie du tombeau

Si tu as soif encore
A toi il s’offre

le jardin nouveau

(François Cheng)

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A l’unisson mésange et cascade (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016


 

S’abîmer en toi au plus secret
De soi, au creux de ce qu’on n’avait
Osé dire et espéré. Le monde est là,
Tel qu’il était dans l’enfance, jailli
Du dedans, clair et rond, rond le ciel,
Ronde la terre. Plain-chant le fruit.

A l’unisson mésange et cascade.

(François Cheng)

 

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L’indicible saule (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016


 

Et l’indicible saule
Ployé sous ses fleurs
S’abandonne à l’onde
Aux ondes sans fin

A jamais tout ouïe

(François Cheng)

Illustration

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L’année (Rosemonde Gérard)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016



L’année

Janvier nous prive de feuillage ;
Février fait glisser nos pas ;
mars a des cheveux de nuage,
Avril, des cheveux de lilas ;

mai permet les robes champêtres ;
Juin ressuscite les rosiers ;
Juillet met l’échelle aux fenêtres,
Août, l’échelle aux cerisiers.

Septembre, qui divague un peu,
Pour danser sur du raisin bleu
S’amuse à retarder l’aurore ;

Octobre a peur ; Novembre a froid ;
Décembre éteint les fleurs ; et moi,
L’année entière je t’adore !

(Rosemonde Gérard)

Illustration

 

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L’automne (Maurice Carême)

Posted by arbrealettres sur 14 juin 2016



L’automne

L’automne au coin du bois,
Joue de l’harmonica.
Quelle joie chez les feuilles !
Elles valsent au bras
Du vent qui les emporte.
On dit qu’elles sont mortes,
mais personne n’y croit.
L’automne au coin du bois,
Joue de l’harmonica.

(Maurice Carême)

Illustration: Sylvie Lemelin

 

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