Arbrealettres

Poésie

L’Hirondelle tardive (Edwin Muir)

Posted by arbrealettres sur 17 juin 2016



L’Hirondelle tardive

Quitte le nid, le nid trop aimé,
Hirondelle tardive, et envole-toi.
Pour le cœur caverneux, pour les ailes lasses
Il n’y a ici nul repos.
Tes semblables se sont enfuies
Pour trouver leur Sud paradisiaque
Sur le flanc pentu de l’immense Terre
Et toi – tu es seule.
Pourquoi te tenir
immobile dans le jour doucement mortel ?
Prépare-toi :
Étire enfin tes ailes trop longtemps inutiles,
Elles doivent maintenant te porter vers les tiens
À travers tous les paradis de la Glace ;
Puis, dévalant l’air conquis,
Tu te poseras sur l’arbre radieux.

(Edwin Muir)

Découvert ici: http://www.ipernity.com/blog/lara-alpha

 

 

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