Arbrealettres

Poésie

Nocturne (Renée Rivet)

Posted by arbrealettres sur 29 juin 2016



Nocturne

La petite fille noyée remonte toujours à la surface…
La petite fille qui cherchait l’infini dans le creux des coquillages
Elle a enfoui son chagrin, une boule de neige, dans un trou profond.
Puis elle est morte, petit morceau de silence sur le reflet des eaux.
Où est le cri de lumière vive d’un oiseau?

Il ne tombe que des flocons de lune,
et l’ombre est lourde de toutes les ombres mortes.
La petite fille noyée remonte toujours à la surface, parallèle au ciel.
La douceur de l’oubli est froide sur ses lèvres.
La chair de l’eau pénètre bien plus bas que la mort.

(Renée Rivet)

Illustration: John Everett Millais

 

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