Arbrealettres

Poésie

Douve (Yves Bonnefoy)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2016



Tue cette voix qui criait à ma face
Que nous étions hagards et séparés,
Murés ces yeux: et je tiens Douve morte
Dans l’âpreté de soi avec moi refermée.

Et si grand soit le froid qui monte de ton être,
Si brûlant soit le gel de notre intimité,
Douve, je parle en toi; et je t’enserre
Dans l’acte de connaitre et de nommer .

(Yves Bonnefoy)

Illustration: Ibara

 

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