Arbrealettres

Poésie

Mon coeur avait en lui les douleurs de Venise (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2016



 

Mon coeur avait en lui les douleurs de Venise
Une ville déchue, une ville qui meurt,
Une ville où le soir lentement s’éternise
La voix d’or du passé dont s’éteint la rumeur,

Une ville de rêve où des canaux prolongent
Leur chemin de silence et de froide douleur
Entre des quais de pierre abandonnés qui songent.
Et mettent dans l’eau sombre un peu de leur pâleur.

Mais voici que, soudain, la cité de mon Ame
A reconquis son faste et son orgueil ancien
Quand vous avez relui, faits d’amour et de flamme,
Soleil roux, toison d’or, drapeau vénitien !

Et mes rêves, baignés du feu des girandoles,
Ont repincé le luth sous la lune en halo,
Et j’ai senti le soir des fuites de gondoles
Qui passaient sur mon coeur étoilé comme l’eau !

(Georges Rodenbach)

Illustration: Roger Suraud

 

Une Réponse to “Mon coeur avait en lui les douleurs de Venise (Georges Rodenbach)”

  1. A trop vouloir vivre …!!!

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