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Poésie

POÉSIE D’UN VOYAGEUR (Chang Wou Kien)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2016



POÉSIE D’UN VOYAGEUR

Quand la brise gonfle tes deux robes de soie,
tu ressembles à une déesse vêtue de nuages.

Quand tu passes, les fleurs des mûriers te respirent.
Quand tu emportes des glycines que tu as cueillies,
elles tremblent de joie.

Des cercles d’or étreignent tes chevilles.
Des pierres bleues luisent à ta ceinture.
Un oiseau de jade a fait son nid dans ta chevelure.
Tes joues se mirent dans les grandes perles de ton collier.

Quand tu me regardes, je vois couler le fleuve Yuen.
Quand tu me parles, j’entends la musique du vent dans les pins de mon pays.

Quand un cavalier te rencontre, au crépuscule,
il croit que c’est déjà l’aurore,
et il arrête brutalement son cheval.

Quand un mendiant t’aperçoit, il oublie sa faim.

(Chang Wou Kien)

 

 

Une Réponse to “POÉSIE D’UN VOYAGEUR (Chang Wou Kien)”

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