Arbrealettres

Poésie

Archive for 26 juillet 2016

Quand on est réduit à ses os (Hector de Saint-Denys Garneau)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2016



Quand on est réduit à ses os

Quand on est réduit à ses os
Assis sur ses os
couché en ses os
avec la nuit devant soi.

(Hector de Saint-Denys Garneau)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Souvent on voit des mains qui sont faibles et lasses (Georges Rodenbach)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2016




Souvent on voit des mains qui sont faibles et lasses
D’avoir voulu cueillir trop de roses ou d’âmes;
Elles pendent le long du corps comme des rames,
Et ce n’est que du silence qu’elles déplacent
En remuant, de temps en temps, dans l’air à peine !
Mains qui voudraient un peu s’amarrer à la rive,
Mais que la vie, au fil de son courant, entraîne,
Mains sans espoirs et sans désirs, à la dérive…

(Georges Rodenbach)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

PAROLES POUR L’HERBE (Max Rouquette)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2016



 

PAROLES POUR L’HERBE

Secrète paix, ombre du sentier,
monde caché de la fourmi,
si douce sous le pas dans l’ombre,
tu m’as accueilli comme une amie.

Debout tu bois aux sources de la nuit,
droite, dans les ténèbres muettes,
depuis que du front lisse du mont,
l’ombre était descendue.

Et tu savais l’envol de la perdrix
et la douce arrivée de la palombe,
et contemplais le ciel nu, pur miroir,
aussi nu que ta combe.

Mais pure, comme la fleur du bois-gentil
et plus humble encor que la mauve,
avec les étoiles au ciel,
tu frissonnes au vent de l’aube.

***

PARAULAS PER L’ERBA

Secreta patz, ombra dau carrairón,
monde escondut de la formiga,
tan doça jos lo pas en la foscor,
m’as aculit corn una amiga.

E beves drecha a las fonts de la nuoch,
drecha en l’escura muda,
despuoi que dau front lis dau puog,
l’ombra t’era venguda.

E conoissent l’envóu dau perdigal
e lo suave pausar de la palomba,
miraves lo cel nud, linde miralh
tan desert que ta comba.

Mas pura aitau la flor del trentanel
e mai umila que la mauva,
ambe las estelas au cel
tressalisses au vent de l’auba.

(Max Rouquette)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :