Arbrealettres

Poésie

Archive for 6 août 2016

Mais alors, qu’est-ce qui a pu arriver aujourd’hui (Vladimir Holan)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Mais alors, qu’est-ce qui a pu arriver aujourd’hui,
pour t’effrayer comme quelqu’un
qui voit tout à coup, dans la nuit,
un rayon de lumière sous la porte de la chambre voisine
où personne n’habite plus depuis longtemps?

(Vladimir Holan)

Illustration: Vladimir Kush

 

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Pour vivre (Liliane Wouters)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016





Pour vivre, il faut planter un arbre, il faut
faire un enfant, bâtir une maison.

J’ai seulement regardé l’eau
qui passe en nous disant que tout s’écoule.

J’ai seulement cherché le feu
qui brûle en nous disant que tout s’éteint.

J’ai seulement suivi le vent
qui fuit en nous disant que tout se perd.

Je n’ai rien semé dans la terre
qui reste en nous disant : je vous attends.

(Liliane Wouters)

Poète découvert chez “laboucheaoreille” ici

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Ensemble (Alain Serres)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Ils ne se parlent pas.
Comment savent-ils qu’ils se haïssent?

Ils partagent la même eau,
certains de posséder chacun tout le ciel.

Et quand leurs ombres se superposent,
laquelle dévore l’autre?

Ils meurent ensemble
et ne le savent pas,
l’hibiscus et le lilas.

(Alain Serres)

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L’époque des coquelicots (Alain Serres)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



C’est à l’époque des coquelicots
que se marient le rouge
des lèvres
et la chair des mots.

Leurs enfants naissent aussitôt,
impatients
et prêts à tout:

penser oiseau,
parler chemin,
écrire coquelicot.

(Alain Serres)

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Mortes maisons (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016




Mortes maisons

Mortes maisons et maisons mortes
visages blancs évaporés
vers Dieu sait quels corps ignorés
qui donc pleure ainsi dans vos portes

Marteaux-lions mains de bronze terne
quels frissons défunts éveillés
viendront soudain émerveillés
frémir aux bornes des poternes

Couloirs verts d’ombre et de lumière
qui donc osera profaner
quel pas vos lourds parquets fanés
par des milliers d’années-poussière

et quelle main de quelle antienne
voudra cette harpe effleurer
cette harpe où revient pleurer
au vent quelque douleur ancienne

(Francis Blanche)

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Néant (Armand Robin)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016


 

Néant

Quand ils ne parlent plus
Les hommes savent tous
Qu’ils sont nés pour rien.

(Armand Robin)

Illustration

 

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Elle est toujours là (Ueda Chôshû)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Fût-ce en mille éclats
elle est toujours là –
la lune dans l’eau!

(Ueda Chôshû)

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Quelque chose de parfait (António Ramos Rosa)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Quelque chose de parfait
dans son immense retrait

(António Ramos Rosa)

Illustration: Zachary Brown

 

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Assis sur un banc (Magda Dhainant)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Assis sur un banc
le soleil couchant
et des frites

(Magda Dhainant)

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Jardin de la Flamme (Marianne Dubois)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



Jardin de la Flamme

Tu es là de nouveau, si différent, si divinement le même dans le jardin de mes bras comblés.

En cette adolescence nouvelle qui fleurit sur les bords d’un autre monde,
je t’offre ma passion, ma force d’Amour qui part en flammes ou en cris aux pieds de ton éternité.

Tu me traverses de part en part comme un orage fou.
Ouragan de tendresse tu danses ma vie
comme je danse la tienne au rythme fulgurant de la tempête.

Tu crées ma puissance pour que je puisse te créer et maintenant,
foudroyée par ton Amour, il ne reste plus rien.

Sans nom et sans visage,
il ne reste que TOI dans le vide infini de ton immensité.

(Marianne Dubois)

Illustration: Le Bernin

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