Arbrealettres

Poésie

Tu es prise dans les jardins de mes rides (Djamal Amrani)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016



IL N’EST PAS jusqu’à tes feux
qui n’aient arrêté mon sourire
Tu es prise dans les jardins
de mes rides
à moins que ce ne soit toi qui me moules
dans l’immobilité craintive
d’un arc-en-ciel.
Ma vie est toujours en avance d’un pas
Peu m’importe le matin qui se plante
entre mes dents
le monde qui s’insinue dans
des cendres mordorées
Peu m’importe les oiseaux de pierre
les algues lisses les chevaux fous
et la face nue de mes planètes
peu m’importe l’épaule et le sein
l’insulte et le joyau.
Tu coules toujours immense
dans mes paupières jusqu’à l’impudique
dénouement. Chair matinale qui me regarde.

(Djamal Amrani)

Illustration: Irina Kotova

 

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