Arbrealettres

Poésie

COMME L’ALBATROS (Pastiche) (Christian Coin)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2016




COMME L’ALBATROS (Pastiche)

Souvent pour m’amuser, griffonnant sur la page
J’aime à te chanter toi, le vaisseau de mes mers,
Qui suivant souverain mes élans et ma rage,
Tempère doucement mes souvenirs amers.

A peine est-il écrit ton nom que c’est dimanche,
Que s’ouvrent devant moi des étés fabuleux,
Laissant mon oeil hagard devant ta beauté blanche
Et mes bras interdits autour de tes cheveux.

Ce Poète, dis-moi, n’est-ce pas Baudelaire ?
Lui naguère inspiré, de nos jours pastiché ;
L’un compose en silence un poème scolaire,
L’autre mime en rêvant le géant détaché.

Le poète est soumis à l’ombre de sa Muse,
Qui rêve de beauté, de spiritualité ;
Exilé sur le sol, non plus rien ne l’amuse,
Loin de toi je ne suis qu’un voyageur blessé.

(Christian Coin)

2 Réponses to “COMME L’ALBATROS (Pastiche) (Christian Coin)”

  1. A reblogué ceci sur Maître Renard.

  2. 1. Oiseau plus ou moins inexistant
    —————

    Il ne redoute point les cruels équipages,
    Il est presque invisible au-dessus de la mer ;
    Nul n’a jamais connu le but de ses voyages,
    Son portrait n’est pas net, son dossier n’est pas clair.

    Le savant rédacteur du «Génie des Alpages»
    Dit que des poursuivants il déroute le flair;
    Son vol, ne produisant nulle rumeur dans l’air,
    Vers des lieux inconnus chaque fois le propage.

    J’ai trouvé l’autre jour un texte de Plutarque
    Qui de ce bel oiseau fort longuement parlait;
    Même, il fut émaillé de subtiles remarques.

    On l’a vu se poser auprès d’une baronne
    Afin de lui chanter un aimable couplet;
    Le mystère à présent pour toujours l’environne.

    2. Nef d’Entre-Deux-Mers
    —————-

    Une modeste nef, un modeste équipage
    Sur les limpides flots bordant l’Entre-Deux-Mers ;
    Un tonneau de vin rouge est souvent du voyage,
    Plaisant à déguster au petit matin clair.

    Plus d’un marin du bord s’y connaît en cépages,
    C’est affaire de goût, c’est affaire de flair ;
    Nous les voyons passer, quand l’automne est dans l’air,
    Auprès de la taverne où vont boire les pages.

    Ces enfants monteront aussi sur cette barque,
    Depuis déjà longtemps ne buvant plus de lait ;
    Sur un fleuve et sur l’autre ils laisseront leur marque.

    Le rhapsode est semblable au marin de Garonne
    Qui lentement navigue, et boit quand ça lui plaît ;
    Habile à survoler tout ce qui l’environne.

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