Arbrealettres

Poésie

ETÉ (Paul Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2016



ETÉ
ET l’enfant répondit, pâmée
Sous la fourmillante caresse
De sa pantelante maîtresse :
« Je me meurs, ô ma bien-aimée !

« Je me meurs; ta gorge enflammée
Et lourde me soûle et m’oppresse;
Ta forte chair d’où sort l’ivresse
Est étrangement parfumée;

« Elle a, ta chair, le charme sombre
Des maturités estivales, —
Elle en a l’ambre, elle en a l’ombre;

« Ta voix tonne dans les rafales,
Et ta chevelure sanglante
Fuit brusquement dans la nuit lente. »

(Paul Verlaine)

Illustration: Irina Kotova

 

Une Réponse to “ETÉ (Paul Verlaine)”

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