Arbrealettres

Poésie

Les cordes ont vibré (Jean Tortel)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2016



 

Tu m’ignores. Je suis.
Ma parole est ta bouche.
Ne te sépare pas
Des mots qui t’ont conduit.

Moi qui n’existais pas
Avant ton aventure
J’attendais ta venue
La peur entre nous deux.

*

Tu ne sais rien de moi
Que ce que je rapporte.
Toi qui m’as délivré,
Qui m’as donné mon nom.

Tu ne sais où je suis
Ni les coups que je porte
Ni quels sangs ont jailli
De mon aile de jour.

*

Souviens-toi je t’aidais
Quand tu m’as mis au monde.
Je te passais la terre
Et l’eau qui me formaient.

Je ne t’ai pas déçu
Tes mains se reposèrent.
Puis le jour descendit
Et tu vas me cherchant.

*

La pierre en mouvement,
La chose dure en marche.
A travers ma beauté
Passent de grands témoins.

Les cordes ont vibré
A faire peur au monde
Et je saigne devant
L’inexplicable mur.

(Jean Tortel)

 

 

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