Arbrealettres

Poésie

Le lit (José-Maria de Hérédia)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2016



Qu’il soit encourtiné de brocart ou de serge,
Triste comme une tombe ou joyeux comme un nid,
C’est là que l’homme naît, se repose et s’unit,
Enfant, époux, vieillard, aïeule, femme ou vierge.

Funèbre ou nuptial, que l’eau sainte l’asperge
Sous le noir crucifix ou le rameau bénit,
C’est là que tout commence et là que tout finit,
De la première aurore au feu du dernier cierge.

Humble, rustique et clos, ou fier du pavillon
Triomphalement peint d’or et de vermillon,
Qu’il soit de chêne brut, de cyprès ou d’érable;

Heureux qui peut dormir sans peur et sans remords
Dans le lit paternel, massif et vénérable,
Où tous les siens sont nés aussi bien qu’ils sont morts.

(José-Maria de Hérédia)

2 Réponses to “Le lit (José-Maria de Hérédia)”

  1. filamots said

    Ces lits bretons sont magnifiques. Le poème est bien la réalité. Je me souviens l’avoir étudié à l’école cet auteur. Ces poèmes je ne les connaissais pas, une belle découverte.

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