Arbrealettres

Poésie

Archive for 8 septembre 2016

Jouets oubliés (Eliane Biedermann)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016



Jouets oubliés
dans un placard
L’enfant a grandi

(Eliane Biedermann)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Quoi d’autre… (Juan Ramón)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016



Qu’en est-il d’une musique,
qui cesse de se faire entendre;
et d’une brise qui cesse
de voler de-ci de-là; et qu’en est-il,
d’une lumière qui s’éteint?

Mort, dis, et toi, qu’es-tu d’autre que silence
calme et ombre?

(Juan Ramón)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Sur un fil si léger (Patrick Joquel)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016



Sur un fil si léger
qu’une odeur s’y balance
un mot d’amour s’avance
un coeur va palpiter

(Patrick Joquel)


Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

Douleur! Remords (Omar Khayam)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016



Hélas, usés pour rien sous le fardeau des ans,
La grande faux du ciel nous laisse pantelants.
Douleur! Remords! A peine un clin de nos paupières,
Nous voilà malheureux, puis rendus au néant.

(Omar Khayam)

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les trois jeunes filles aux draps bleus (Luc Dietrich)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016




Les trois jeunes filles aux draps bleus

Par la route qui serpente entre les blés épais
J’ai vu venir trois belles jeunes filles.

Elles étendirent aux cordes des linges bleus.
A ce moment, des hommes, des enfants sortirent des haies en hurlant.
Alors elles s’enfuirent et leurs chevelures se dénouèrent.

Ils s’y accrochèrent avec leurs mains
Et elles les emportèrent dans leurs cheveux à travers champs,
Comme les biches mourantes entraînent les meutes suspendues à leurs gorges.

(Luc Dietrich)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le chat (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016



près d’un lys épousant sa vieille eau
le chat suit le vol du silence
vers le ciel nu qui lance
la robe d’un tilleul à travers le carreau

(Daniel Boulanger)

Illustration

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Plof ! (Etienne)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016



« Plof !… »
dit le caillou.
Et la rivière s’offrit
Une mise en plis.

(Etienne)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Symboles (Hermann Hesse)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016



Mon amour est la barque paisible
Que les coups d’une rame insensible
Poussent vers le ressac, près du bord.

Mon amour est la vive lumière
D’un éclair lourd de sombre mystère
Qui surgit, aussitôt se rendort.

Mon enfant est cette enfant fiévreuse
Qui, la nuit, fixe l’ombre, rêveuse,
Et debout, près du lit, c’est la Mort.

***

Meine Liebe ist ein stilles Boot,
Das mit träumerischen Ruderschlägen,
Einer dunklen Brandung treibt entgegen.

Meine Liebe ist ein jähes Licht,
Das durch schwarze, schwüle Nächte bricht
Und unseling wie ein Blitz verloht.

Meine Liebe ist ein krankes Kind,
Das bei Nacht in seinem Bette sinnt;
Und am Rand des Bettes steht der Tod.

(Hermann Hesse)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Je ne parviens pas à toucher la pierre noire du silence (Christian Bobin)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016




Je ne parviens pas à toucher la pierre noire du silence,
celle qui est au centre du langage,
autour de laquelle pèlerinent mes phrases
comme des anges aux ailes rouges.

Ce que je veux te dire sans cesse se dérobe.
Je le frôle lorsque je parle de ton sourire
et de sa bienveillance native.

(Christian Bobin)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Etreinte (Claude Vigée)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2016



la bouche ouverte boit
le vent pluvieux toujours resurgissant,
le vent qui vient d’ailleurs
et porte en soi comme une absence
le silence pareil au germe jaillissant
hors du commencement sans visage et sans lieu :
respirer de nouveau, plonger dans le temps fabuleux des noces
où s’étreignent le jour et la nuit emmêlés.

(Claude Vigée)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :