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Poésie

Carafe de rubis et livre de poèmes (Omar Khayam)

Posted by arbrealettres sur 11 septembre 2016



Carafe de rubis et livre de poèmes,
Un bout de pain ou quelques mets simple que j’aime
Goûtés dans les ruines près de toi,
Vaut mieux que du sultan la richesse suprême.

(Omar Khayam)

3 Réponses to “Carafe de rubis et livre de poèmes (Omar Khayam)”

  1. Lara said

    J’adore ce tableau de Van Gogh
    Dis-moi j’ai toujours vu Omar sans  » h » ..(??)

  2. arbrealettres said

    Omar Khayyam
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    Omar Khayyām
    Omar Khayyām
    Omar Khayyām
    Nom de naissance
    غياث الدین ابو الفتح عمر بن ابراهیم خیام نيشابوری
    Activité(s) Poète ,Mathématicien, philosophe, astronome,
    Naissance 18 mai 1048
    Nichapur, Perse,
    Empire seldjoukide
    Décès 4 décembre 1131
    Nichapur, Perse,
    Empire seldjoukide
    Langue d’écriture persan

    L’écrivain et savant persan Ghiyath ed-din Abdoul Fath Omar Ibn Ibrahim al-Khayyām Nishabouri, plus connu sous le nom d’Omar Khayyām[1] ou de Khayyām [2] serait né le 18 mai 1048 à Nichapur en Perse (actuel Iran) où il est mort le 4 décembre 1131[3].

    On peut aussi trouver son nom orthographié « Omar Khayam » comme dans les traductions de Armand Robin (1958) ou de M. F. Farzaneh et Jean Malaplate (dans l’édition critique de Sadegh Hedayat, Corti, 1993).

    Biographie [modifier]

    La vie de Khayyam est entourée de mystère, et peu de sources sont disponibles pour nous permettre de la retracer avec précision. Les chercheurs pensent généralement qu’Omar Khayyam est né dans une famille d’artisans de Nichapur (son père était probablement fabricant de tentes). Il a passé son enfance dans la ville de Balhi, où il étudie sous la direction du cheik Mohammad Mansuri, un des chercheurs les plus célèbres de son temps. Dans sa jeunesse, Omar Khayyām étudie aussi sous la direction de l’imam Mowaffak de Nishapur, considéré comme le meilleur professeur du Khorasan.

    La légende dit qu’Abou-Ali Hassan (Nizam al-Mulk) et Hassan Sabbah étudiaient alors également sous la direction de ce maître et qu’un pacte légendaire aurait été conclu entre les trois étudiants : « Celui d’entre nous qui atteindra la gloire ou la fortune devra partager à égalité avec les deux autres ». Cette alliance reste improbable lorsqu’on sait que Nizam al-Mulk était de 30 ans l’ainé d’Omar et que Hassan Sabbah devait avoir au moins 10 ans de plus que Khayyam.

    Nizam al-Mulk devient cependant grand vizir de Perse et les deux autres se rendent à sa cour. Hassan Sabbah, ambitieux, demande une place au gouvernement ; il l’obtient immédiatement et s’en servira plus tard pour essayer de prendre le pouvoir à son bienfaiteur. Il devient après son échec chef des Hashishins. Khayyam, moins porté vers le pouvoir politique, ne demande pas de poste officiel, mais un endroit pour vivre, étudier la science et prier. Il reçoit alors une pension de 1 200 mithkals d’or de la part du trésor royal ; cette pension lui sera versée jusqu’à la mort de Nizam al-Mulk (tué par un assassin).
    Nom de Khayyam [modifier]

    Si on le déchiffre avec le système abjad, le résultat donne al-Ghaqi, le dissipateur de biens, expression qui dans la terminologie soufie est attribuée à « celui qui distribue ou ignore les biens du monde constituant un fardeau dans le voyage qu’il entreprend sur le sentier soufi » (Omar Ali-Shah) [réf. nécessaire].

    « Khayyam, qui cousait les tentes de l’intelligence,

    Dans une forge de souffrances tomba, subitement brûla;
    Des ciseaux coupèrent les attaches de la tente de sa vie;
    Le brocanteur de destins le mit en vente contre du vent[4]. »

    Mathématicien et astronome [modifier]

    Omar Khayyâm est considéré comme « l’un des plus grands mathématiciens du Moyen Age[5]. » Mais ses travaux algébriques ne furent connus[6] en Europe qu’au XIXe siècle [7].

    Dans ses Démonstrations de problèmes d’algèbre de 1070, Khayyam démontre que les équations cubiques peuvent avoir plus d’une racine. Il fait état aussi d’équations ayant deux solutions, mais n’en trouve pas à trois solutions. C’est le premier mathématicien qui ait traité systématiquement des équations cubiques, en employant d’ailleurs des tracés de coniques pour déterminer le nombre des racines réelles et les évaluer approximativement. Outre son traité d’algèbre, Omar Khayyâm a écrit plusieurs textes sur l’extraction des racines cubiques et sur certaines définitions d’Euclide, et a construit des tables astronomiques connues sous le nom de Zidj-e Malikshahi

    Directeur de l’observatoire d’Ispahan en 1074, il réforme, à la demande du sultan Malik Shah, le calendrier persan (la réforme est connue sous le nom de réforme jelaléenne). Il introduit une année bissextile et mesure la longueur de l’année comme étant de 365,24219858156 jours. Or la longueur de l’année change à la sixième décimale pendant une vie humaine. L’année djélaléenne se montrera plus exacte que l’année grégorienne créée cinq siècles plus tard. À la fin du XIXe siècle, l’année fait 365,242196 jours et aujourd’hui 365,242190 jours.
    Poète et philosophe [modifier]

    Ses poèmes sont appelés « rubaiyat » (persan: رباعى [rabāʿi], pluriel رباعیات [rubāʿiyāt][8]), ce qui signifie « quatrains ». Les quatrains de Khayyam, s’ils semblent pouvoir se passer de commentaires, recèlent, selon Idries Shah, des perles mystiques, faisant de Khayyam un soufi. Il aurait prôné l’ivresse de Dieu, et se disait infidèle mais croyant[9]. Au-delà du premier degré hédoniste, les quatrains auraient donc selon ce commentateur une dimension mystique.

    Dans la pratique, si l’on s’en tient au texte, Khayyam se montre bel et bien fort critique vis-à-vis des religieux – et de la religion – de son temps. Quant au vin dont la mention revient fréquemment dans ses quatrains, le contexte où il se place constamment (agréable compagnie de jeunes femmes ou d’échansons, refus de poursuivre la recherche de cette connaissance que Khayyam a jadis tant aimée) ne lui laisse guère de latitude pour être allégorique.

    On ne peut donc que constater l’existence de ces deux points de vue. Traduction de F. Toussaint pour les quatrains ci-après.

    Chagrin et désespoir

    (VIII)

    « En ce monde, contente-toi d’avoir peu d’amis.

    Ne cherche pas à rendre durable
    la sympathie que tu peux éprouver pour quelqu’un.
    Avant de prendre la main d’un homme,
    demande-toi si elle ne te frappera pas, un jour. »

    (CXX)

    « Tu peux sonder la nuit qui nous entoure.

    Tu peux foncer sur cette nuit… Tu n’en sortiras pas.
    Adam et Ève, qu’il a dû être atroce, votre premier baiser,
    puisque vous nous avez créés désespérés ! »

    Lucidité et scepticisme

    (CXLI)

    « Contente-toi de savoir que tout est mystère :

    la création du monde et la tienne,
    la destinée du monde et la tienne.
    Souris à ces mystères comme à un danger que tu mépriserais. »

    « Ne crois pas que tu sauras quelque chose

    quand tu auras franchi la porte de la Mort.
    Paix à l’homme dans le noir silence de l’Au-Delà ! »

    Sagesse et épicurisme

    (XXV)

    « Au printemps, je vais quelquefois m’asseoir à la lisière d’un champ fleuri.

    Lorsqu’une belle jeune fille m’apporte une coupe de vin, je ne pense guère à mon salut.
    Si j’avais cette préoccupation, je vaudrais moins qu’un chien. »

    (CLXX)

    « Luths, parfums et coupes,

    lèvres, chevelures et longs yeux,
    jouets que le Temps détruit, jouets !
    Austérité, solitude et labeur,
    méditation, prière et renoncement,
    cendres que le Temps écrase, cendres ! »

    C’est sur cette 170e pièce, comme en conclusion de ce qui précède, que se termine le recueil.

    Distance par rapport à l’islam orthodoxe

    (CVII)

    « Autrefois, quand je fréquentais les mosquées,

    je n’y prononçais aucune prière,
    mais j’en revenais riche d’espoir.
    Je vais toujours m’asseoir dans les mosquées,
    où l’ombre est propice au sommeil. »

    (CLIX)

    « “ Allah est grand !” . Ce cri du moueddin ressemble à une immense plainte.
    Cinq fois par jour, est-ce la Terre qui gémit vers son créateur indifférent ? »

    (CLIII)

    « Puisque notre sort, ici-bas, est de souffrir puis de mourir,

    ne devons-nous pas souhaiter de rendre le plus tôt possible à la terre notre corps misérable ?
    Et notre âme, qu’Allah attend pour la juger selon ses mérites, dites-vous ?
    Je vous répondrai là-dessus quand j’aurai été renseigné par quelqu’un revenant de chez les morts. »

    Notoriété universelle et image ambiguë [modifier]
    Mausolée d’Omar Khayyam à Nichapur

    Des agnostiques occidentaux voient en lui un de leurs frères né trop tôt, tandis que certains musulmans perçoivent plutôt chez lui un symbolisme ésotérique, rattaché au soufisme.

    Khayyam indiquerait, comme le fera Jalal Ud Din Rumi plus tard, que l’homme sur le chemin de Dieu n’a pas besoin de lieu dédié pour vénérer son Dieu, et que la fréquentation des sanctuaires religieux n’est ni une garantie du contact avec Dieu, ni un indicateur du respect d’une discipline intérieure.

    L’actuelle république islamique d’Iran ne nie pas les positions de Khayyam, mais a fait paraître au début des années 80 une liste officielle des quatrains qu’elle considérait comme authentiques (comme pour les Pensées de Pascal, leur nombre et leur numérotation diffèrent selon les compilateurs).

    Cette vision ésotérique de Khayyam n’est pas partagée par ceux qui voient en lui surtout un hédoniste tolérant et sceptique. En effet, si certains assimilent dans ses poèmes le vin à une sorte de manne céleste, d’autres comme Sedagh Hedayat considèrent plutôt le poète comme un chantre de la liberté individuelle, qui refuse de trancher sur des mystères lui semblant hors de portée de l’homme. Son appréciation simple des plaisirs terrestres après la quadruple déception de la religion (quatrains 25, 76, 141), des hommes (quatrains 8, 18, 33) de la science (quatrains 26 à 30, 77, 81) et de la condition humaine elle-même (quatrains 32, 67, 107, 120, 170) n’exclut aucune hypothèse (quatrains 1, 23 à 25, 52)[10].

    Si chacune des deux interprétations est controversée par les tenants de l’autre, elles ne s’excluent cependant pas nécessairement : Khayyam présente sans ordre et sans méthode, pour reprendre une expression de Montaigne dans la préface des Essais – donc sans stratégie visant à convaincre – ses espoirs, ses doutes et ses découragements dans ce qui semble un effort de vérité humaine. C’est peut-être une des raisons du succès mondial des quatrains.
    Traductions [modifier]
    Controverses autour des manuscrits et des traductions [modifier]

    * La diversité des manuscrits, et leur authenticité, ainsi que la connaissance de la langue et de la Perse du XIe montrent les difficultés d’une traduction. Marguerite Yourcenar dit à ce propos : « Quoi qu’on fasse, on reconstruit toujours le monument à sa manière. Mais c’est déjà beaucoup de n’employer que des pierres authentiques »[11]. Armand Robin dresse une liste de ces pierres dans Ce qu’en 1958 on peut savoir sur les « quatrains » d’Omar Khayam lors de sa traduction (cf. Bibliographie).
    o Manuscrit de 1460 de la « Bodleian Library » d’Oxford, soit 158 quatrains traduits, en anglais par Fitzgerald (1859), en français par Charles Grolleau (1909). Une centaine de ces quatrains sont incertains.
    o Manuscrit de 464 quatrains traduits en français par J.-B. Nicolas (1861).
    o Manuscrit d’Istanbul, 375 quatrains étudiés fin XIXe début XXe siècle
    o Manuscrit de Lucknow, 845 quatrains étudiés fin XIXe début XXe siècle
    o Manuscrit de 1259 dit de « Chester-Beatty », du scribe Mohammed al Qâwim de Nichapour, 172 quatrains traduits en français par Vincent Monteil (1983).
    o Manuscrit de 1207 dit de « Cambridge », acheté en 1950. Anthologie de 250 quatrains traduits par le professeur Arthur J. Arberry (1952, il avait expertisé le manuscrit « Chester-Beatty ».
    o Manuscrit de 1153 découvert « dans une immense bibliothèque familiale », 111 quatrains traduits en anglais par Omar Ali-Shah « de langue maternelle persane, soufi… » (1964).

    * Traductions et interprétations.

    Le fait que les rubaiyat soient un recueil de quatrains – qui peuvent être sélectionnés et réarrangés subjectivement afin de démontrer une interprétation ou une autre – a mené à des versions qui diffèrent grandement. J.-B. Nicolas[12] a pris le parti de dire que Khayyam se considère clairement comme un soufi. D’autres y ont vu des signes de mysticisme, ou même d’athéisme, et d’autres au contraire le signe d’un Islam dévot et orthodoxe. Fitzgerald a donné au Rubaiyat une atmosphère fataliste, mais s’il est dit qu’il a adouci l’impact du nihilisme de Khayyam et de ses préoccupations de la mort et de la non permanence de toute chose. La question de savoir si Khayyam était pour ou contre la consommation de vin serait même pour certains controversée ![13]

    Dans la nouvelle traduction que Jean-Yves Lacroix (Le cure-dent, éd.Allias) fait des quatrains « Rubaï’yat » du grand persan, qualifiés de « serpent venimeux pour la loi divine », par le chroniqueur al-Qifti, Khayyam écrit : « Tout le monde sait que je n’ai jamais murmuré la moindre prière », et ailleurs ceci : « Referme ton Coran. Pense librement et regarde librement le ciel et la terre. »

    Les quatrains de Khayyâm font l’objet de quelques controverses de traduction ainsi que d’éditions. En Europe, Fitzgerald et Toussaint sont les références les plus courantes. Il est cependant difficile, comme dans toute traduction poétique, de rendre tout le sens original des vers. Le sens mystique de cette poésie peut échapper au non-spécialiste. Quant à Fitzgerald, il combine parfois des quatrains distincts pour rendre possible une rime (Toussaint, mécontent de la traduction de Fitzgerald, préfère une prose à laquelle il donne un souffle poétique).

    Le contenu original du recueil de quatrains de Kayyâm est aussi soumis à de vastes débats. En effet, la tradition attribue plus de 1000 quatrains à Khayyam; alors que la plupart des chercheurs ne lui en attribuent avec certitude que 50, avec environ 200 autres quatrains soumis à controverse[14]. Chez Toussaint et Fitzgerald, le nombre est de 170.

    Le gouvernement iranien a fait paraître dans les années 1980 la liste des quatrains qu’il reconnait officiellement.
    Découverte d’Omar Khayyâm en Occident suite aux traductions d’Edward Fitzgerald [modifier]

    Ce fut la traduction anglaise d’Edward FitzGerald qui fit connaître au grand public, en 1859, l’œuvre poétique de Khayyam et qui servit de référence aux traductions dans beaucoup d’autres langues.

    Fitzgerald dut effectuer un choix parmi les mille poèmes attribués à Khayyam par la tradition, car le genre littéraire qu’il avait inauguré avait connu un tel succès que l’on employait le terme générique khayyam pour désigner toute lamentation désabusée sur la condition humaine. Fitzgerald établit quatre éditions des quatrains comprenant entre 75 et 110 quatrains. Étonnamment, c’est encore souvent une des compilations établies par Fitzgerald qui sert de référence à une grande partie des autres traductions.

    Les traductions de Fitzgerald sont encore très discutées, notamment dans ce qui concerne leur authenticité, Fitzgerald ayant profité de ces traductions pour réécrire totalement des passages hors de l’esprit du poète original, comme la plupart des traducteurs de l’époque le faisaient. Ainsi, Omar Ali-Shah prend l’exemple du premier quatrain afin de montrer les étonnantes divergences de sens entre la traduction anglaise et la traduction littérale française.

    Ch

    🙂

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  3. A reblogué ceci sur Maître Renard.

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