Arbrealettres

Poésie

CHANT CINQUIÈME (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 19 septembre 2016




CHANT CINQUIÈME

Tu as fermé les yeux.

Et nuit une nuit vague
Pleine d’irréels creux,
De sons morts, comme bruit de liège,
De filets descendus dans l’eau.

Tes mains se transforment en souffle
D’inviolables lointains
Imprenables comme les images;

Et l’équivoque de la lune
Et le balancement, très doux,
Si tu me les poses tes mains
Sur les yeux, atteignent l’âme.

Tu es la femme qui passe
Comme une feuille
Et qui laisse aux arbres un feu d’automne.

(Giuseppe Ungaretti)

Illustration: Alexander Sigov

 

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