Arbrealettres

Poésie

La vendange (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2016



 

Otto Dix Painting 026 [1280x768]

La vendange

Les fauves sont partis, soumis au vendangeur
Tandis qu’en la cité, construite à son de flûte,
Au cirque, le laurier se fane après la lutte,
Que le nom des champions s’efface au mur d’honneur.

Le cortège s’éloigne. Il passe les hauteurs,
Des tas de soldats tués pourrissent sous les buttes,
La terre, ivre de sang, transpire, écume, jute
Et d’un fumier puissant submerge les vainqueurs.

Toi seul reste toi-même, ô Vin, dans tes barriques,
Tu teindras notre bouche à tes couleurs magiques,
Puis nous irons rejoindre en terre les palais

(Robert Desnos)

Illustration: Otto Dix

 

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