Arbrealettres

Poésie

L’OEIL NU (André Velter)

Posted by arbrealettres sur 30 octobre 2016



L’OEIL NU

Il n’y a rien à proscrire
Chaque caresse risque sa peau
Il y a tout à écrire
Merveille volupté maléfice
Fascination ou sursaut

Abandonnant l’amulette de chiffon
D’un amant sans remords
Qui ne s’était pas cherché d’abri
J’ai coupé au travers du bois mort

Le va-et-vient d’une lanterne
A réveillé le bel orage
Vers les cinq heures du matin
En laissant un lit défait
Comme les rives d’un mirage

Pour aller où je sais
Aucune panique à bord
Le poème prend tout de vitesse
Et le temps qui me reste
Peut se voir à l’oeil nu

(André Velter)

Illustration: Odilon Redon

 

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