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Poésie

Archive for 2 novembre 2016

Sans franchir sa porte (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



Sans franchir sa porte,
connaître le monde entier.
Sans regarder par la fenêtre,
entrevoir le chemin du ciel…
Plus on voyage,
plus la connaissance s’éloigne.
C’est pourquoi
le Sage connaît sans se mouvoir,
comprend sans examiner
et accomplit sans agir.

(Lao Tseu)

Illustration: Gilbert Garcin

 

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Les cinq couleurs aveuglent l’homme (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



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Les cinq couleurs
aveuglent l’homme.
Les cinq notes
assourdissent ses oreilles.
Les cinq saveurs
rendent sa bouche insensible.
Les courses et la chasse
égarent son esprit.
Les richesses
l’empêchent de progresser.
Ainsi
le Sage tourne
son regard en lui-même et,
loin du tumulte et des passions,
exerce librement son choix.

(Lao Tseu)

 

 

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Les rayons de la roue convergent au moyeu (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



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Les rayons de la roue
convergent au moyeu.
Ils convergent vers le vide.
Et c’est grâce à lui
que le char avance.
Un vase est fait d’argile
mais c’est son vide
qui le rend propre à sa tâche.
Une demeure est faite de murs
percés de portes
et de fenêtres,
mais c’est leur vide
qui la rend habitable.
Ainsi,
l’homme construit des objets,
mais c’est le vide
qui leur donne sens.
C’est ce qui manque
qui donne
la raison d’être.

(Lao Tseu)

 

 

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Peut-on conserver plein ce qui veut déborder ? (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



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Peut-on conserver plein
ce qui veut déborder ?
Le tranchant aiguisé
ne peut que s’émousser,
et aucune salle
ne peut être gardée
si elle contient
or et joyaux.
Avoir de l’orgueil
pour sa puissance et sa richesse
attire l’infortune.
Si tu fais de grandes oeuvres,
termine-les
puis efface-toi.
Telle est la loi du ciel.

(Lao Tseu)

 

 

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La grande perfection est comme l’eau (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



La grande perfection
est comme l’eau.
Comme elle,
elle dispense ses bienfaits
aux dix mille êtres
et ignore les luttes.
Comme elle,
elle se détourne des obstacles
et les évite,
descend vers la vallée
et demeure là
où les hommes
ne peuvent pas habiter.
C’est pourquoi
elle est proche du Tao.
Dans tout et pour tout,
la perfection commande l’humilité.
Elle demande au coeur
d’être profond comme un puits.
Dans les rapports avec les autres
elle réclame des trésors de patience.
De la parole,
elle attend la vérité.
Quand il faut gouverner,
elle impose la loyauté et l’ordre.
Quand il faut agir
elle exige la compétence.
Elle s’exerce
au moment opportun
et ne lutte jamais.
Ainsi,
elle ne peut s’égarer.

(Lao Tseu)

 

 

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Le ciel et la terre sont éternels (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016


 


Le ciel et la terre sont éternels.
Ils n’ont pas de vie propre.
Voilà pourquoi ils sont éternels.
Ainsi, la première place
revient au Sage
qui a su s’effacer.
En oubliant sa personne,
il s’impose au monde.
Sans désirs pour lui-même,
ce qu’il entreprend est parfait.
Il s’était assis
à la dernière place.
C’est pour cela
qu’il se retrouve
à la première.

(Lao Tseu)

 

 

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Le ciel et la terre sont indifférents aux passions humaines (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



Le ciel et la terre sont indifférents
aux passions humaines.
Pour eux,
les vivants
ne sont que chiens de paille.
Ephémères.
Le Sage n’a pas d’affection.
Pour lui aussi,
les hommes
ne sont que chiens de paille.
Entre le ciel et la terre,
l’espace est
comme un soufflet de forge.
Il est vide
mais pas épuisé.
Soit qu’il s’enfle,
soit qu’il s’abaisse,
il est toujours prêt à servir,
toujours inépuisable.
L’homme qui veut saisir l’espace
n’étreint que le vide.
Mieux vaut se fondre dans ce vide,
dans ce vide immense,
dans ce vide merveilleux.
C’est le vide sublime,
c’est le Tao.

(Lao Tseu)

Illustration: Viviane-Josée Restieau

 

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Il ne faut pas exalter (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



Il ne faut pas exalter
les hommes de mérite
afin de ne pas éveiller
de ressentiments.
Il ne faut
ni priser les biens rares,
car ce serait inciter au vol,
ni exhiber les choses enviables,
pour ne pas troubler les coeurs.
Aussi,
le Sage,
dans son gouvernement,
fait le vide dans le coeur de ses sujets.
Il détruit en eux
désir et passion
qui peuvent les troubler,
mais veille à bien les nourrir.
Il doit affaiblir leur volonté
tout en fortifiant leur corps.
Il doit obtenir
que le peuple soit ignorant
mais satisfait
et que la classe cultivée
n’ose agir.
S’il pratique le non-agir,
l’harmonie est préservée.
L’ordre est maintenu.
L’empire gardé.

(Lao Tseu)

 

 

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Le monde discerne la beauté, et, par là le laid se révèle (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



Le monde discerne la beauté,
et, par là
le laid se révèle.
Le monde reconnaît le bien
et, par là
le mal se révèle.
Car l’être et le non-être
s’engendrent sans fin.
Le difficile et le facile
s’accomplissent l’un par l’autre.
Le long et le court
se complètent.
Le haut et la bas
reposent l’un sur l’autre.
Le son et le silence
créent l’harmonie.
L’avant et l’après se suivent.
Le tout et le rien
ont le même visage.
C’est pourquoi
le Sage s’abstient de toute action.
Impassible,
il enseigne par son silence.
Les hommes,
autour de lui,
agissent.
Il ne leur refuse pas son aide.
Il crée sans s’approprier
et oeuvre sans rien attendre.
Il ne s’attache pas
à ses oeuvres.
Et, par là,
il les rend éternelles.

(Lao Tseu)

 

 

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La voie que l’on peut définir n’est pas le Tao (Lao Tseu)

Posted by arbrealettres sur 2 novembre 2016



La voie que l’on peut définir
n’est pas le Tao,
la Voie éternelle.
Le nom que l’on peut prononcer
n’est pas le Nom éternel.
Ce qui ne porte pas de nom,
le non-être,
est l’origine du ciel et de la terre.
Ce qui porte un nom
est la mère
de tout ce que nous percevons,
choses et êtres.
Ainsi à celui qui est sans passion
se révèle l’inconnaissable,
le mystère sans nom.
Celui qui est habité
par le feu de la passion
a une vision bornée.
Désir et non désir,
ces deux états
procèdent d’une même origine.
Seuls leurs noms diffèrent.
Ils sont l’Obscurité
et le Mystère.
Mais en vérité c’est
au plus profond de cette obscurité
que se trouve la porte.
La porte de l’absolu
du merveilleux.
Le Tao.

(Lao Tseu)

 

 

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