Arbrealettres

Poésie

ABDICATION (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 4 novembre 2016



ABDICATION

Tiens-toi tranquille, mon poème,
des îles bleues percent tes mots,
un requin happe tes syllabes.
L’homme a lâché les fins du monde
qu’il conservait depuis mille ans
au fond d’un coeur peuplé d’orties.
Il ne nous reste qu’à nous taire
et contempler ce jeune atome
qui a raison de la montagne,
cet océan qui se suicide.
Sait-on jamais, mon cher poème ?
le néant songe à te loger
dans un hospice de vieux rêves,
mais un poète, il n’est personne
pour le défendre dans cet âge
où l’être humain est superflu.

(Alain Bosquet)

Illustration

 

 

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :