Arbrealettres

Poésie

Les néants (Alain Bosquet)

Posted by arbrealettres sur 5 novembre 2016




Les néants

« J’existe trop », dit le néant,
Gras comme une châtaigne,
Aux néants qui se plaignent.
« Pourquoi m’a-t-on nommé, créant

Le rien concret, l’absence à voir? »
L’autre néant réplique,
doux comme une musique:
« On me confond avec l’espoir

Désemparé, déçu, retors. »
Le troisième décide:
« Je veux être le vide,
Le trou sans fond, le plus que mort. »

Puis il s’en va, svelte souris.
Néants qu’on civilise,
Incarnés par surprise,
Chacun de vous s’est désappris.

(Alain Bosquet)

 

 

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