Arbrealettres

Poésie

Archive for 7 novembre 2016

La jardinière cueille des feuilles (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



La jardinière cueille des feuilles,
chaque feuille est vivante,
Mais cette idole pour laquelle les cueille
n’est qu’une pierre sans vie!
Egarée, la jardinière:
Elle oublie le Dieu vivant,
le Parfait Guru!

(Kabîr)

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La mèche (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



Tant que la mèche de la lampe reste imbibée d’huile,
tout reste visible,
Mais quand l’huile est épuisée, la mèche s’éteint,
et la maison reste vide…

(Kabîr)

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Le Paradis (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



Tous, ils parlent d’y aller,
Mais je ne sais où est leur Paradis!
Ils ne connaissent pas le mystère de leur propre moi,
Et ils font la description du Paradis!

Tant que l’âme gardera le désir du Paradis,
Aussi longtemps, elle ne pourra faire sa demeure aux pieds
du Seigneur.

Ses douves, sa citadelle, ses remparts, je les ignore,
Je ne connais pas la porte du Paradis!

Kabîr demande: maintenant, que peut-on encore dire?
La compagnie des saints, voilà le Paradis!

(Kabîr)


Illustration: Rodolpho Arellano

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Sous nos yeux, ce monde passe (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



Toute chose naît, s’épanouit, puis se résorbe,
Sous nos yeux, ce monde passe.
N’as-tu pas honte de dire: « ma maison »?
A l’instant suprême, rien n’est plus à toi!
Ce corps que tu as nourri avec tant de soin,
Après ta mort, il brûlera au feu!

Tu as oint tes membres de parfums et de santal,
Mais ton corps brûlera entre des fagots!

O excellences, écoutez, dit Kabîr:
Votre forme sera anéantie aux yeux du monde entier!

(Kabîr)

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Le monde m’apparaît à l’envers! (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



O Yogî, réfléchis à cette sagesse—là:
Ceux qui sont montés dans la barque se sont noyés,
ceux qui sont restés sans appui ont traversé!

Ceux qui marchaient hors du chemin ont atteint la ville,
ceux qui suivaient la route se sont perdus!
Tous ont été liés des mêmes liens:
qui donc est lié, qui donc est libre?

Ceux qui étaient dans la maison ont été trempés,
ceux qui sont restés dehors ont été au sec!
Ceux qui ont été blessés à la tête sont restés joyeux,
ceux qui ont été épargnés sont affligés!

Ceux qui ont perdu la vue contemplent le monde entier,
ceux qui ont des yeux pour voir sont aveuglés!
Dit Kabîr, voilà ma pensée: le monde m’apparaît à l’envers!

(Kabîr)


Illustration: Gilbert Garcin

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A moi, à moi ! (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



En vain l’on a obtenu une naissance humaine:
Nombreux sont ceux qui ont droit sur ce corps !
Le père et la mère disent : « C’est notre enfant »,
C’est pour leur propre avantage qu’ils l’ont nourri.

L’épouse dit : « C’est mon mari ! »
Et, telle une tigresse, elle s’apprête à le dévorer…
Femme et enfants le fixent avidement,
Comme des chacals, la gueule ouverte!

Corbeaux et vautours attendent sa mort,
Cochons et chiens guettent son cadavre…
Le feu dit : « C’est moi qui dévorerai son corps »,
L’eau dit : « C’est moi qui éteindrai le feu! »

La terre dit : « C’est à moi qu’il reviendra »,
Le vent dit : « C’est moi qui disperserai ses cendres… »
Cette maison que tu appelles ta maison, pauvre sot,
C’est l’étau qui te serre à la gorge!
Tu as considéré ce corps comme tien,
Et tu t’es égaré dans l’attachement aux biens sensibles,
O insensé!

Nombreux sont les ayants droit de ce corps,
toute ta vie, tu en pâtis,
Et tu ne reprends pas tes esprits, fou que tu es,
et tu cries : « A moi, à moi ! »

(Kabîr)

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La victoire sur son âme (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



Le caractère est inhérent à l’âme :
Qui donc a jamais obtenu le salut en triomphant de son âme?
Où donc est l’ascète qui a vaincu son âme?
Dis-moi, qui donc a jamais obtenu la Délivrance par la défaite de l’âme?

Pourtant, chacun éprouve cette certitude au fond de l’âme :
Le prix de l’amour divin, c’est la victoire sur son âme…

Ceux qui ont pénétré ce mystère, dit Kabîr,
Contemplent en leur âme le Seigneur, le Maître de l’Univers.

(Kabîr)


Illustration: Eugène Delacroix

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Qui créa l’univers? (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



Quand il n’y avait ni air ni eau,
Alors, qui créa l’univers?
Alors il n’y avait ni bouton ni fleur,
Alors il n’y avait ni sein, ni semence.

Alors il n’y avait ni science, ni Véda,
Alors il n’y avait ni parole, ni saveur,
Alors il n’y avait ni corps, ni âme,
Ni terre, ni ciel!

Alors, il n’y avait ni Guru, ni disciple,
Ni Accessible, ni Inaccessible, ni deux Chemins!

Comment décrire la nature de l’Inconnaissable,
qui n’a ni village ni demeure?
Celui qui apparaît à la fois comme Qualifié et Non-qualifé,
comment L’appellerai-je?

(Kabîr)


Illustration

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Quand j’ai trouvé le Vrai (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



Quand j’ai trouvé le Vrai, je me suis attaché au Vrai,
j’ai fait le commerce du Vrai,
Et tout en colportant ma charge de vrais trésors,
je suis arrivé près du Trésorier.

Lui-même est la Perle, la Gemme et le Diamant,
Lui—même est le Joaillier,
Lui-même est les dix régions de l’Univers et Celui qui les
meut,
le Marchand immobile!

Fais de l’Esprit la bête de somme, de l’Amour le chemin,
et remplis tes sacs de Sagesse…
Dit Kabîr : O Saints, écoutez,
fructueux fut mon voyage!

(Kabîr)

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Je suis en tout (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



Je suis en tout, tout est en moi,
Hors de moi, il n’y a rien.

Je me suis dilaté à la mesure des trois mondes,
Et la transmigration est le jeu que je joue…

Les six systèmes ne décrivent que mon vêtement :
Je suis transcendant, sans formes ni division.

Je me suis donné à moi-même le nom de Kabîr,
Moi-même, j’ai donné cette manifestation de moi-même.

(Kabîr)


Illustration

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