Arbrealettres

Poésie

Immobiles (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 7 novembre 2016



Cupidité et égarement sont les deux poteaux,
où la balançoire de l’Esprit est suspendue,
Tous les êtres du monde s’y balancent,
et il n’est pas de lieu stable.

Les sages se balancent avec leur sagesse,
rois et sujets se balancent,
Le soleil et la lune se balancent,
et nul n’a deviné le mystère.

Les myriades d’êtres vivants se balancent,
tandis que la Mort médite:
Des millions d’âges sont passés,
et jamais elle n’a essuyé une défaite!

La terre et le ciel se balancent,
l’eau et le vent se balancent,
Hari Lui-même revêt un corps pour entrer dans la danse,
mais les «parfaits» contemplent immobiles, dit
Kabîr.

(Kabîr)


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