Arbrealettres

Poésie

Les Saltimbanques (Pierre Reverdy)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2016



Les Saltimbanques

Au milieu de cet attroupement
il y a avec un enfant qui danse
un homme qui soulève des poids.

Ses bras tatoués de bleu
prennent le ciel à témoin
de leur force inutile.

L’enfant danse, léger,
dans un maillot trop grand;
plus léger que les boules
où il se tient en équilibre.
Et quand il tend son escarcelle,
personne ne donne.

Personne ne donne
de peur de la remplir
d’un poids trop lourd.

Il est si maigre.

(Pierre Reverdy)

Illustration: Pablo Picasso

3 Réponses to “Les Saltimbanques (Pierre Reverdy)”

  1. Les troubadours

    Les chanteurs de la nuit
    Nous quittent deux par deux
    Sous le regard hideux
    De la lune qui luit.

    Sans espoir de retour,
    Avec leurs mandolines
    Partent les troubadours
    Aux musiques mutines

    Ils emmènent en croupe
    Les rires des enfants
    Aux accents triomphants
    De leur joyeuse troupe.

    Et leurs maigres montures
    Transportent sur leur dos
    Tout l’encombrant fardeau
    De la longue aventure.

    Sur les routes violettes,
    Dans les soirs incertains,
    S’éloignent leurs silhouettes
    Dans de troubles lointains

    Ecole Normale de Versailles. 1951 (Nuits d’ Encre 1997)

  2. A reblogué ceci sur Maître Renard.

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