Arbrealettres

Poésie

Hélas, comme le temps passe vite (Hannah Arendt)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2016



Hélas, comme le
temps passe vite,
sans s’arrêter
d’année en année
sur sa chaîne
il s’enfile.
Hélas, comme
bientôt nos cheveux
auront blanchi et seront dispersés.

Mais quand
brusquement
le temps se divise
en jour et en nuit,
quand notre coeur
s’attarde —
ne joue-t-il pas
avec le temps
l’éternité ?

***

Ach, wie die
Zeit sich eilt,
unverweilt
Jahr um Jahr
an ihre
Kette reiht.
Ach, wir bald
ist das Haar
weiß und verweht.

Doch, wenn die
Zeit sich teilt
jhlings in
Tag und Nacht,
wenn uns das
Herz verweilt —
spielt es nicht
mit der Zeit
Ewigkeit?

(Hannah Arendt)

 

 

 

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