Arbrealettres

Poésie

Pas un mot ne perce l’obscurcissement (Hannah Arendt)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2016



Pas un mot ne perce l’obscurcissement –
Pas un dieu ne lève la main –
Où que par ailleurs je regarde
La terre qui s’amoncelle.
Nulle forme qui se détache,
Nulle ombre en suspens.
Et sans cesse j’entends :
Trop tard, trop tard.

***

Kein Wort bricht ins Dunkel –
Kein Gott hebt die Hand –
Wohin ich auch blicke
Sich türmendes Land.
Keine Form, die sich löset,
Kein Schatten, der schwebt.
Und immer noch hör ich’s:
Zu spät, zu spät.

(Hannah Arendt)

Illustration: Jean François Millet

 

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