Arbrealettres

Poésie

Causerie féminine (Albert Lozeau)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2016



quatre-filles-1636d

Causerie féminine

Aujourd’hui, le salon est plein de jeunes filles
Aux yeux noirs, aux yeux gris,aux yeux bleus, et gentilles
Elles causent très haut de bijoux enchantés ;
Elles causent surtout de puérilités.
De cette foule monte un parfum de fleurs mortes,
Tiède et trop fort, formé d’extraits de toutes sortes.
Elles causent, – leurs cœurs ne sont pas indulgents –
Et médisent avec plaisir des jeunes gens.
Elles se font des compliments sur leurs toilettes,
Et projettent toujours de nouvelles emplettes,
Et mutuellement se disent des secrets
Que chacune répète à l’autre, une heure après.
Le ton s’élève… On cause… Est-ce qu’on va se battre ?
Elles sont bien quatorze ou quinze… Elles sont quatre.

(Albert Lozeau)

 

 

Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :