Arbrealettres

Poésie

La terre maternelle (Albert Lozeau)

Posted by arbrealettres sur 27 novembre 2016



La terre maternelle

Je ne sais quel regret m’étreint devant la terre
Que je n’ai contemplée, hélas, qu’en solitaire,
De trop loin, de trop haut, – la terre de chez nous,
La terre que j’aurais baisée, à deux genoux,
Sur laquelle, attentif à découvrir ses charmes,
J’aurais versé mon cœur et, peut-être, mes larmes !
Je l’aurais prise et respirée, entre mes mains,
La bonne terre brune, et si chère aux humains,
La terre qui les porte et les prend et les garde,
Afin que chaque mort de plus près la regarde.
Un jour, s’accompliront enfin mes vœux ardents,
Car je la connaîtrai quand je serai dedans !

(Albert Lozeau)

 

 

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