Arbrealettres

Poésie

Le vent se lève, les vagues grondent (Nakahara Chūya)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2016



 

Le vent se lève, les vagues grondent
et devant l’infini j’agite les bras

**

Mais ce que je cherche
je ne sais ce que c’est,
et ne l’ai jamais su.

**

Au moins ai-je vu là-bas caché dans le soleil du soir
quelque chose de faible et d’intense comme le sifflet d’un train
pourtant je ne courrai pas
car c’est ici qu’il faut attendre

**

Pour peu que vers le soir, minuscule sous le vaste ciel,
je puisse sentir le monde, je n’aurais alors aucun sujet
de me plaindre

**

Je me trouvais aux confins de ce monde.
[…]
Quelque chose d’à peine concevable m’enflammait,
j’avais beau n’avoir aucun but,
l’espoir dans ma poitrine battait la chamade.

**

Pour toi il est mieux de prendre le chemin du retour
Et d’écouter tranquillement les murmures de ton coeur.

(Nakahara Chūya)

Illustration: George Pyatigoret

 

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