Arbrealettres

Poésie

Aliment (Carlos Drummond de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 6 décembre 2016



Aliment

Assis au banquet des Muses, mon couvert
fut très frugal, inapaisée fut ma faim.
C’était une ration pour oiseau, cuiller
presque vide… Pourtant surgissait sans fin
une autre table, blanche, qui tout offrait
dans un sourire aimablement au palais.
Souper de solitude et de vent… Muet,
propriétaire de l’air, je dévorais.

(Carlos Drummond de Andrade)


Illustration: Maurice Denis

4 Réponses to “Aliment (Carlos Drummond de Andrade)”

  1. Si les muses ne rassasient pas, qui le pourra?

  2. Lara said

    Dévorer du vent et de la solitude …la générosité de la table blanche, sans muses, ouverte à la faim inapaisée du poète ..y courir libre ..et découvrir sans emprunts l’âme du Brésil ..

  3. arbrealettres said

    merci Lara pour ton commentaire … poétique 🙂

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