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Poésie

Archive for 15 décembre 2016

Tout ce qui ne peut se dire (Christian Hubin)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



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Tout ce qui ne peut se dire
et se recueille dans sa nuit :
un seul coup sur une stalagmite,
et l’immensité tintera.

(Christian Hubin)

 Illustration

 

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Voir dans l’aveugle (Christian Hubin)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



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Voir dans l’aveugle, voir aveuglément.
Chaque matin, le fil ténu,
les pertes nacrées de l’histoire sur l’herbe.
Le regard est l’ultime forme de piété.
La goutte tombée d’une feuille ouvre la vue à la forêt.

(Christian Hubin)

 Illustration

 

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Silence élastique (Christian Hubin)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



Silence élastique, humide.
On entend rebondir les balles du coucou.
De lieu en lieu, la solitude diffuse et pare,
dit qu’il y a partout des liens.

(Christian Hubin)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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L’ardeur (Anna de Noailles)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



L’ardeur

Rire ou pleurer, mais que le cœur
Soit plein de parfums comme un vase,
Et contienne jusqu’à l’extase
La force vive ou la langueur.

Avoir la douleur ou la joie,
Pourvu que le cœur soit profond
Comme un arbre où des ailes font
Trembler le feuillage qui ploie ;

S’en aller pensant ou rêvant,
Mais que le cœur donne sa sève
Et que l’âme chante et se lève
Comme une vague dans le vent.

Que le cœur s’éclaire ou se voile,
Qu’il soit sombre ou vif tour à tour,
Mais que son ombre et que son jour
Aient le soleil ou les étoiles…

(Anna de Noailles)

Découvert ici: https://eleonoreb.wordpress.com/

 

 

 

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Souffrir Par Toi N’est Pas Souffrir (Julien Clerc)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



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Souffrir Par Toi N’est Pas Souffrir

Si un jour tu veux revenir
Sans mots, sans pleurs, sans même sourire
Négligemment et sans te retenir
Sans farder du passé tout l’avenir…
Le soir quand je te vois sourire
Sur cette photo qui ne veut rien dire
Sous ta vieille lampe qui tremble et chavire
Tu viens grimacer dans mes souvenirs

Maintenant, comme avant,
Doucement, sans pâlir, sans mentir, sans souffrir…
Aujourd’hui, je te dis:
Souffrir par toi n’est pas souffrir,
C’est comme mourir ou bien faire rire
C’est s’éloigner du monde des vivants
Dans la forêt, voir l’arbre mort seulement.
Comme un jour tu viendras sûrement
Dans ce salon qui perd son temps,
Ne parlons plus jamais de nos déserts…
Et si tu restes je mets le couvert
Maintenant, comme avant,
Doucement, sans pâlir, sans mentir, sans souffrir
Aujourd’hui, je te dis:
Tous les voyages ne veulent rien dire
Je sais des choses qui te feraient rire
Moi qui entassais des souvenirs par paresse
Ce sont tes vieux chandails que je caresse

Maintenant, comme avant, doucement
Restons-en au présent pour la vie,
Aujourd’hui, reste ici

(Julien Clerc)

 

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Rougeoiement du brasier central (Christian Hubin)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



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Rougeoiement du brasier central.
Le grand laurier luit.

Une fillette plante
un bois d’allumette
sous un portique de fétus.

Elle répète un geste.

Elle dit un nom.

Il n’a pas de fin.

(Christian Hubin)

 Illustration: Nathalie Montel

 

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Par la porte ouverte (Christian Hubin)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



Par la porte ouverte,
la respiration.

Le violet irisé
comme une grande surprise,
une expression égarée.

A chaque seconde
des milliards d’éclatements minuscules,
déclenchant l’apparition.

On entend le centre dense,
la trouée
par où une part s’échappe,
fascinée.

(Christian Hubin)

Illustration: Salvador Dali

 

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Le poète vit de sa mort (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



Le poète vit de sa mort
D’un arrêt de soleil
Un éblouissement de coeur
Il se coupe l’herbe sous les pieds
Pour pouvoir marcher sur la tête

(Heather Dohollau)

 

 

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Quels sont ces chevaux invisibles (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



Quels sont ces chevaux invisibles
Qui nous tirent hors de la vie ?
Nous obligeant à partir
Là où nous sommes déjà si peu
Leur impatience fauche le soleil sur le mur

Occulte les chemins mémorables
Et comme une lame transparente
Happe les fleurs noires des pages
Toujours ils devancent le regard
Et cependant, n’attendent qu’un signe
Pour brouter tranquillement notre patience
Dans les vertes prairies de l’aube

(Heather Dohollau)

 

 

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Comment perdre ce qui est toujours là (Heather Dohollau)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2016



Comment perdre ce qui est toujours là
Le vrai incroyable
La présence d’un feu, un lit, un jardin
L’ombre en tête d’oiseau de la plume
N’est pas plus fidèle
Que ces lieux où nous vivons
Par la caution des choses

La table, les chaises, les fleurs
Dans l’eau des heures
L’espace partagé
Où en tendant la main
Nous poussons la porte du présent
Et le regard s’arrondit comme un fruit

(Heather Dohollau)

 
Illustration: ArbreaPhotos

 

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