Arbrealettres

Poésie

Dans la forêt sans heures… (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2016



 

Dans la forêt sans heures
On abat un grand arbre.
Un vide vertical
Tremble en forme de fût
Près du tronc étendu.

Cherchez, cherchez, oiseaux,
La place de vos nids
Dans ce haut souvenir
Tant qu’il murmure encore.

(Jules Supervielle)

 

 

8 Réponses to “Dans la forêt sans heures… (Jules Supervielle)”

  1. mollymooon said

    Excusez-moi mon français en avance.
    Je crois que Supervielle personifie l’arbre comme une personne qui est mort car cet arbre a des souvenirs de ses nids et de ses oiseaux. Alors, cette une métaphore prolongée dans tout le poème. L’arbre, ou son tronc, ou son cadavre si nous parlons de l’arbre comme un être humain, se sent « vide » et « étendu » car les oiseaux et ses nids lui manque beaucoup. L’arbre mort souviens les nids. Il lui sent encore comme un invalide sans pies qui peut sentir encore ses pies. Un invalide se démange ses pies bien que il ne les a plus; on veut dire « démangeaison fantôme. » Alors, l’arbre sent ses branches fantômes et les nids au-dessus d’eux. L’arbre mort murmure de sa douleur et tristesse « dans la forêt sans heures. » L’arbre peut existir – souvenir et murmurer – car il n’y a pas du temps dans cette forêt-ci, donc il n’y a pas de morte vrai. L’arbre se sent vide comme un fût qui avait plein d’eau. L’arbre avait plein de chansons des oiseaux, de la vie et de la joie pendant sa vie. Maintenant, l’arbre n’est plus qu’une fantôme d’une personne qui était vivre et joyeux, mais il est mort, et sa existence a plein de souvenirs et tristesse pour éternité « dans la forêt sans heures. »
    C’était mon premier analyse d’un poème en français. Je vais ravi de lire votre commentaires!

  2. Lara said

    Poème tiré du « Forçat innocent », d’une limpidité mystérieuse, énigmatique ; l’abattage d’un seul arbre déclenche le souvenir, lieu de la survivance , entre présence et absence, espace précaire intermédiaire, empreinte..
    Tant dit en si peu de mots ..:-)
    Ce « vide vertical » qui tremble reste en mémoire

    • arbrealettres said

      oui « Vibrant » et cet arbre et ce poème… et aussi ce Vide … l’absence, le creux ont finalement plus de présence paradoxalement! 🙂

  3. Luciole said

    Peut-être que tout le malheur des hommes et même les guerres, vient de la destruction des forêts partout sur la planète.

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