Arbrealettres

Poésie

Pourtant, bien que chacun se fuie (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2016



 

Roland H. Heyder   (8)

Pourtant, bien que chacun se fuie
comme la prison qui le tient et le hait,
il est un grand miracle dans le monde :
Je sens que toute vie est quand même vécue.
Qui donc la vit ? Seraient-ce les choses qui,
comme une mélodie qu’on tait.,
sont dans le soir, comme dans une harpe, rangées ?
Seraient-ce les vents qui viennent des vastes eaux ?
Seraient-ce les branches qui se font des signaux ?
Seraient-ce les fleurs aux doux parfums tissés ?
Seraient-ce les longues et vieillissantes allées ?
Seraient-ce les bêtes chaudes que l’on voit marcher ?
Seraient-ce les oiseaux qui s’élèvent, étrangers ?
Qui donc la vit ? Est-ce Toi, Dieu, qui la vis ?

(Rainer Maria Rilke)

Illustration: Roland H. Heyder

 

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