Arbrealettres

Poésie

L’AIR DU SOIR (Axel Toursky)

Posted by arbrealettres sur 19 décembre 2016



 

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L’AIR DU SOIR

Un être qui s’enroule
autour de sa fatigue…
Pourquoi serrer à poings fermés
les plantes du sommeil ?

Aucune sève ne court plus
dans ce bois desséché
par le vacarme de la rue
et les ampoules électriques.

Bientôt on coupera les arbres
sans que la hache ne se mouille.

Le bois sera les os d’un homme
après les fourmis et la mer,
après le soleil et le vent.

Le matin surprend le dormeur
et lui fait des semelles
comme s’il avait plu toute la nuit.

Nous allons marcher, si tu veux,
jusqu’à perdre la sensation
d’être suivis par une bête
qui nous mendie un peu de nous
à chaque fois que le bonheur
étouffe nos paroles.

(Axel Toursky)

Illustration: Jaya Suberg

 

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