Arbrealettres

Poésie

Archive for 21 décembre 2016

Regard glacial (Jean-Pierre Luminet)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016



Le seul fer que j’aie à craindre
C’est celui du regard glacial
Ce reproche gris en dehors de tout
Nu des mille ornements
Terme fatal jusque-là incohérent à mon esprit
Subitement devenu intelligible

Toutes ces chambres où les lits restent vides
Juxtaposés en une interminable série de tous les
hommes
Trop malheureux

(Jean-Pierre Luminet)

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Possibilité miraculeuse (Jean-Pierre Luminet)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016



Quand l’expression le sourire sont à toi
Alors l’entente se fait d’elle-même
Fleur captive de la possibilité miraculeuse de se joindre

(Jean-Pierre Luminet)

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Des roses calcinées (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016




Antar a dit :
des roses calcinées
s’élève l’encens qui me brûle

Tu aurais dû m’aménager
un refuge
dans ta neige

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Eric Fortune

 

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J’ai passé ma vie à dénouer les ombres croisées (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016



 

J’ai passé ma vie
à dénouer les ombres croisées

Et quand tu es venu à moi
j’avais terriblement vieilli
Devant toi
je n’ai pas su si j’étais
croisement
ou ombre

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Eric Fortune

 

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Un rêve ancien m’a dit (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016



 

Un rêve ancien m’a dit :
prends tes ossements et pars
Une deuxième naissance t’attend

Je n’ai pas pris mes ossements
je n’ai rien pris
J’ai laissé ma peau
les fragrances, les cellules
et le goût de la sève

Je veux naître sans corps
De la naissance
je veux la quintessence

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Clint Cearley

 

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Jamais je ne serai ce que j’ai voulu ce que je veux (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016



 

Jamais
je ne serai ce que j’ai voulu
ce que je veux
car je ne suis rien maintenant

Sans monde ni rêves
sans enfance ni vieillesse
je poursuis mon image discordante
tel le chant d’une étoile derrière les eaux

Je peux croire une fois au ciel
quand il est privé de la caresse et du frisson
Je peux croire une fois au ciel
quand il suspend l’ombre
au-dessus des larmes glissant vers le front

Le dieu oublié
l’homme qui s’est retrouvé
et qui a fini sur les franges de l’herbe
telle est la naissance de la lumière

Le dieu oublié
l’homme égaré
qui s’est retrouvé et reperdu
comme l’écume des mers

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Waldemar Nobre

 

 

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Du temps (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016



 

Du temps
il ne reste à voir qu’un seul cheval
un cheval au galop
Tu oublies le visage
j’oublie le bois
et ne reste qu’un seul cheval
un cheval au galop

(Aïcha Arnaout)

Illustration

 

 

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Maintenant dans cette nuit qui échappe aux yeux (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016




Maintenant
dans cette nuit qui échappe aux yeux
j’ai enterré
vingt chats
mille souris
et trois scorpions
J’ai mangé la chair de mon épaule

(Aïcha Arnaout)

Illustration: Christoff Baron

 

 

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La chevelure verte couvre la moitié du visage (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016



 

La chevelure verte
couvre la moitié du visage

L’oeil en larmes
assèche sa source
avec des branches de palmier

(Aïcha Arnaout)

Illustration

 

 

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D’où viens-tu ? (Aïcha Arnaout)

Posted by arbrealettres sur 21 décembre 2016



 

— D’où viens-tu ?
— Les crânes prolifèrent

— Que veux-tu ?
— Rien ne mûrit dans l’oubli
Rien ne fut trouvé dans la grotte du ciel
Dieu est un pauvre oiseau dans le vent
un lys nébuleux et timide
un fleuve de nuages

— Déguise-toi sans te soucier de ta mort
Demain le néant te conduira
abandonnant ta légende naïve
à la cécité de la terre

(Aïcha Arnaout)

Illustration

 

 

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