Arbrealettres

Poésie

VEINES (Marie-Anne Bruch)

Posted by arbrealettres sur 5 janvier 2017



 

VEINES

L’arbre de sang qui me traverse est gris comme un
Ciel d’automne, comme un treillage en fil de fer,
Et ses rameaux, ses noeuds mauves bordés de vert
Placent des éventails en relief sur ma main.

Sans feuille, sans oiseau – pauvre buisson humain,
Je crois qu’il ne connaît des saisons que l’hiver
Et qu’il se remémore à quel point j’ai souffert
Dans les flux et reflux de sa sève carmin.

L’arbre de sang qui me traverse a un seul fruit
Gluant d’obscurité – cerise de la nuit
Qui malaxe son jus convulsif, obstiné.

Bien qu’il soit protégé de la pluie et du vent,
Il se fait ballotter, emporter, en suivant
Mes mouvements … pauvre arbre humain, déraciné.

(Marie-Anne Bruch)

Découvert ici: Lucarne Poétique

2 Réponses to “VEINES (Marie-Anne Bruch)”

  1. Michèle said

    Quand la vie se permet de désarticuler des êtres… 😕

  2. arbrealettres said

    oh la vie n’a pas d’états d’âme avec tout ce tas d’âmes 😦

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