Arbrealettres

Poésie

Les chères mains qui furent miennes (Verlaine)

Posted by arbrealettres sur 26 janvier 2017



Les chères mains qui furent miennes,
Toutes petites, toutes belles,
Après ces méprises mortelles
Et toutes ces choses païennes,

Après les rades et les grèves,
Et les pays et les provinces,
Royales mieux qu’au temps des princes,
Les chères mains m’ouvrent les rêves.

Mains en songe, mains sur mon âme,
Sais-je, moi, ce que vous daignâtes,
Parmi ces rumeurs scélérates,
Dire à cette âme qui se pâme?

Ment-elle, ma vision chaste
D’affinité spirituelle,
De complicité maternelle,
D’affection étroite et vaste?

Remords si cher, peine très bonne,
Rêves bénits, mains consacrées,
Ô ces mains, ces mains vénérées,
Faites le geste qui pardonne!

(Verlaine)

4 Réponses to “Les chères mains qui furent miennes (Verlaine)”

  1. Lara said

    …J’ai pris une photo de ces mains au Musée Rodin !!

  2. […] via Les chères mains qui furent miennes (Verlaine) — Arbrealettres […]

  3. A reblogué ceci sur Maître Renard.

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