Arbrealettres

Poésie

J’écoute douloureux comme passe une onde les chatoiements des voix et du vent (Hector de Saint-Denys Garneau)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2017



 

J’écoute douloureux comme passe une onde
Les chatoiements des voix et du vent
Symphonie déjà perdue déjà fondue
En les frissons de l’air qui glisse vers hier
Les yeux le coeur et les mains ouvertes
Mains sous mes yeux ces doigts écartés

Qui n’ont jamais rien retenu
Et qui frémissent
Dans l’épouvante d’être vides

Maintenant mon être en éveil
Est comme déroulé sur une grande étendue
Sans plus de refuge au sein de soi
Contre le mortel frisson des vents

Et mon coeur charnel est ouvert comme une plaie
D’où s’échappe aux torrents du désir
Mon sang distribué aux quatre points cardinaux.

(Hector de Saint-Denys Garneau)

Illustration: Vladimir Ryabchikov

 

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