Arbrealettres

Poésie

LA BERCEUSE (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 5 février 2017



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LA BERCEUSE

Malgré tout, tu fus bonne et tu m’aimais vraiment.
Il me faudrait mentir pour dire le contraire.
Aucun soupçon jaloux ne vient plus me distraire,
Et je vois aujourd’hui quel fut ton dévouement.

Tu passas près de moi plus d’un triste moment,
Quand les soucis rendaient mon humeur arbitraire.
Mais tu savais alors me chérir comme un frère;
Au lieu de m’en vouloir, tu calmais mon tourment.

Pleins du trésor de tes charités merveilleuses,
Tes yeux bleus se faisaient plus doux que des veilleuses ;
Câline, tu pressais sur toi mon front en feu;
Tu me berçais avec ta chanson consolante ;
Et tandis que mon mal s’endormait peu à peu.
J’écoutais gazouiller ta voix rossignolante.

(Jean Richepin)

 Illustration: Peter Mitchev 

 

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