Arbrealettres

Poésie

Saisir (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2017



 

Saisir, saisir le soir, la pomme et la statue,
Saisir l’ombre et le mur et le bout de la rue.

Saisir le pied, le cou de la femme couchée
Et puis ouvrir les mains. Combien d’oiseaux lâchés

Combien d’oiseaux perdus qui deviennent la rue,
L’ombre, le mur, le soir, la pomme et la statue.

Mains, vous vous userez
A ce grave jeu-là.
Il faudra vous couper
Un jour, vous couper ras. (…)

(Jules Supervielle)

Illustration: Alexandre Auguste Hirsch

 

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