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Poésie

Archive for 7 mars 2017

Ce recommencement (Martine Broda)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



ce recommencement

je voulais te l’avouer
à travers des mots sans larmes

tandis que sous

je t’aime

une rose de l’horizon

depuis que je te connais

je porte un renoncement je porte
joues d’enfant de l’inconnu

le nom du poème

(Martine Broda)

Illustration: Salvador Dali

 

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Comme un trait brûlant (Martine Broda)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



 

ce recommencement

comme un trait brûlant
la peau et suppliant
l’énigme désirer

ce recommencement tant

quand lasse
incline

un regard un retrait une

(Martine Broda)

Illustration: Odile Wysocki-Grec

 

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Lorsque ceux qui ont passé les douleurs (Martine Broda)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



 

lorsque ceux qui ont passé les douleurs
se retrouvent face à face en haillons
vite ils se mettent nus
leur peau éblouie par le sang
ils se réchauffent à la grande chaleur

et c’est l’amour incroyable
bleu comme ton regard oublié
il rejaillit plus beau qu’autrefois
nous le buvons comme la vie

il guérit
des squames tombent de la plaie

(Martine Broda)

Illustration: Karen L’Hémeury

 

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Rencontre avec la peau (Martine Broda)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



rencontre avec la peau
dans l’opéra des yeux

la perte recule en avant

arrache-toi
de moi-même

(Martine Broda)

 

 

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Saint ton malheur (Martine Broda)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



 

saint ton malheur fond sur ma langue
rien ne couvre mes mots et je voudrais brûler
pour toi qui brûles

une violette blanche
un cierge de silence

alors je raccommode
à petits coups les pierres

(Martine Broda)

 

 

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Le léger fantôme des fleurs (Jean Joubert)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



Dans ce jardin délivré de la sève,
de la naissance et de la mort,
sur l’étroite voie calcinée,

le léger fantôme des fleurs.

(Jean Joubert)

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Tous les fantômes sont lunaires (Georges Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



 

Ettore Aldo Del Vigo -  (72)

Tous les fantômes sont lunaires.
La vie vous mange, et la mangez

(Georges Libbrecht)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

 

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Presque tout est de si peu d’importance (Pär Lagerkvist)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



Presque tout est de si peu d’importance.
Mais quand surgit au ciel, comme un nuage incandescent,
l’ineffable,
tout est consumé.
Tout est transformé,
toi aussi tu es transformé,
et ce qui il y a peu te semblait de la plus grande valeur
n’est plus rien.
Tu t’éloignes parmi les cendres de tout
Devenant cendres toi-même.

Presque tout est de si peu d’importance.

***

Det mesta är så betydelselöst.
Men så finns det någonting oerhört som stiger upp som
ett glödande moln på himlen
och förtär allt.
Då blir allting förvandlat
och du själv förvandlad
och det som nyss tycktes dig av största värde
har inget värde alls för dig mer.
Och du går bort genom alltings aska
och är själv aska.

Det mesta är så betydelselöst.

(Pär Lagerkvist)


Illustration

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La nuit, quand le pendule de l’amour balance (Paul Celan)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



La nuit, quand le pendule de l’amour balance
entre Toujours et Jamais,
ta parole vient rejoindre les lunes du cœur
et ton œil bleu,
d’orage tend le ciel à la terre.

D’un bois lointain, d’un bosquet noirci de rêve
l’Expiré nous effleure
et le Manqué hante l’espace, grand comme les spectres du futur.

Ce qui maintenant s’enfonce et soulève
vaut pour l’Enseveli au plus intime :
embrasse, aveugle, comme le regard
que nous échangeons, le temps sur la bouche.

(Paul Celan)

Illustration: Sonia Deshayes

 

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Je suis là (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2017



Partout des voix ou plutôt des reflets,
des fantômes de voix
Des voix noyées au fil d’un fleuve
semblable à quelque bande
magnétique immense
qui se dévide incessamment
les entraînant dans son courant
Tout au long de l’onde.

Et parfois l’on pressent qu’on
pourrait les entendre
qu’il suffirait d’un rien
Peut-être d’un peu plus seulement
de silence
Pour qu’une de ces voix submergées
suffocantes
Prise dans ce tumulte anonyme
qui va
S’élève de la nuit et dise:
Je suis là.

(Marc Alyn)


Illustration

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