Arbrealettres

Poésie

Le zèbre (Pierre Ferran)

Posted by arbrealettres sur 12 mars 2017



Le cinquième jour
Du haut d’un nuage,
les mains rouges d’argile,
Dieu contemplait les animaux:

«Je suis mécontent du zèbre»,
dit-il à Saint Rémi
qui tenait la liste,
«il ressemble trop au cheval.
Rayez-le!»

(Pierre Ferran)

6 Réponses vers “Le zèbre (Pierre Ferran)”

  1. A reblogué ceci sur Maître Renard.

  2. Béa said

    Quelle belle idée de le rayer : il n’en est que plus chic !

  3. Fol équidé
    ——–

    Mes amis, prenez garde à ce zèbre farouche,
    Il dit « Pater Noster », mais ce n’est pas un saint ;
    Même, il parle aux démons du désert abyssin,
    Eux qui ont fréquemment le blasphème à la bouche.

    Il s’attable, le soir, dans des tavernes louches,
    Rivalisant d’humour avec des spadassins ;
    La serveuse lui lance un regard assassin,
    Sans trop le redouter, c’est une fine mouche.

    Il fut par l’Empereur au palais appelé,
    Mais ce mauvais coucheur ne fit que grommeler
    Que d’être un courtisan lui serait impossible.

    Quand j’écris sur son compte, il se moque de moi,
    Pour ses vilains propos je deviens une cible ;
    Donc, je n’en dirai rien, jamais, je reste coi.

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